Ainsi que le scandait une célèbre réclame des années 80 pour un jus de citron, il fait trop chaud pour travailler. Je m’en vais donc vous proposer une dizaine de perles « laidback » et cool, qui devraient rafraîchir l’atmosphère à défaut de faire descendre le mercure. Il ne reste plus qu’à régler l’orientation du ventilateur et à se servir une boisson fraîche.
1 – Yo La Tengo, « Barnaby Hardly Working »
Extrait d’un de leurs premiers albums, mais ici en version acoustique, un morceau du trio d’Hoboken, NJ, plus hypnotique qu’il n’y paraît et qui sied bien aux 26 degrés qui plombent encore l’atmosphère, alors qu’il est plus de 23h00.
2 – Dean Martin, « I Take a Lot of Pride of What I Am »
La légende veut que Dino n’ait plus rien enregistré de potable après 1964. Pourtant, les disques désabusés d’après cachent quelques reprises de bon goût (ici Merle Haggard) avec des arrangements soyeux à souhait.
3 – The Troggs, « Anyway That You Want Me »
Reprise à l’époque d’un Spiritualized naissant par Jason Pierce (et pomme de discorde avec Sonic Boom qui souhaitait également en faire une version), l’original sonne presque prog-country.
4 – Adriano Celentano, « Una Carezza In Un Pugno »
Dur de faire une sélection cool sans une chanson de Celentano grande époque. Cela dit, sa présence ici ne change rien à une discographie en chute libre (après 1976, point de salut) et rééditée à l’arrache.
5 – Beach Boys, « Time to Get Alone »
Après Smile , Brian Wilson tente de se remettre et dans le meilleur des cas, ça donne ce genre de bijou. Et oui, les accords rappellent la chanson qui précède mais c’est involontaire.
6 – The Byrds, « Chestnut Mare »
Extrait du fourre-tout Untitled , une étrange chanson sur « le cheval, meilleur ami de l’homme ». Les parties de Rickenbacker semblent juste annoncer les meilleures mélodies de Johnny Marr.
7 – The Aluminum Group, « Rose Selavy’s Valise »
Parfois une chanson peut déséquilibrer tout un album, attirer à elle toute l’admiration et par ricochet, diminuer tout le reste d’une oeuvre. Y compris si Jim O’Rourke produit l’ensemble. NB : l’interruption du son au milieu du morceau ne m’a pas fait renoncer à l’inclure à cette sélection.
8 – Willie Nelson, « Blue Skies »
Willie Nelson a commencé à devenir intéressant après avoir laisser pousser cheveux et barbes. Dans le même temps, sa country se faisait plus détachée et pouvait toucher au sublime comme dans ce Stardust dédié à des reprises du « Great American Songbook ».
9 – Chet Baker, « There Will Never Be Another You »
Grâce et volupté. Difficile de faire sans.
10 – Everything But The Girl, « Each and Everyone »
Avant de cartonner dans la musique de danse mélancolique, Tracy Thorn et Ben Watt ont fait partie d’une vague anglaise très influencée par le jazz cool et la bossa nova au milieu des années 80. Ils étaient et demeurent les meilleurs du lot. Et oui, l’intro a bien été samplée par Roni Size.
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Photo : Studio head Darryl F. Zanuck relaxing w. cigar in front of screen made fr. skin of zebra he shot in Africa in his office at 20th Century Fox. (Margaret Bourke-White – Life / Google)






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