La Blogothèque
Concerts à emporter
#97

Patrick Watson

- Le bar espagnol

Comme ça, puisqu’il fallait bien donner un point de rendez-vous, on avait dit au manager de Patrick Watson qu’on les retrouverait au Prado. Il devrait y avoir de l’ambiance, c’était la finale de la Coupe d’Europe, les Espagnols y étaient et le Prado était le lieu de rendez vous des Espagnols fans de foot. On ne pensait pas que ce serait à ce point. Quand on a retrouvé Watson et sa bande, le boulevard Voltaire était bloqué, ils étaient noyés dans la foule. On a acheté des bières, on a parlé avec l’accent québécois, et on leur a expliqué qu’en fait le lendemain, on aimerait qu’ils fassent un Concert à emporter ET une Soirée de poche. Ils n’avaient pas compris ça, pas prévu ça, mais c’était cool. Pas pire . On hurlait et on sautait tous ensemble quand l’Espagne marquait. Tout autre comportement aurait été bien mal vu.

Le lendemain, quand je rejoignais en retard toute la troupe, ils avaient déjà pris leurs marques dans une allée place de Clichy. Tout cela commençait très bien.

- Le métro

Nous savions à l’avance qu’il nous faudrait prendre le métro. Départ place de Clichy, donc, arrivée dans un appartement à Bonne Nouvelle. Voilà ce que nous savions. Ce que nous ne savions pas, c’est qu’ils feraient tout ce qu’il serait possible de faire dans le métro. Jouer dans un coin pour des passants indifférents, se faire sermonner par un agent, taper avec des fouets sur les posters, les rambardes, les escalators, les marches, les portillons, jouer de la scie à la fermeture des portes, mimer une course de chevaux, nous piquer notre enregistreur pour que Patrick entende la guitare quand il chante dans la rame.

- Moon

Sortis du métro, le groupe était en joie, j’étais en joie, Moon n’y était pas encore. Il n’était pas content de ce qu’il avait filmé (alors que bon…), il fallait continuer. Il faisait beau, chaud, le groupe était en forme, nous n’avions rien de mieux à faire, alors nous avons poussé. Devant les Folies Bergères fermées, puis dans un minuscule parc à fontaine protégé par une barrière haute de 80 centimètres. Nous commencions à fatiguer. Patrick Watson sauta la barrière, y coinça son micro, le cassa. Moon prit la suite, coinça son pantalon qu’il “répara” avec du gaffer blanc. Il était temps d’aller à la soirée de poche.

- La soirée

La soirée, on en a déjà pas mal parlé ici, on l’a montrée là. Mais il y eut cet incroyable après. Patrick Watson et son groupe, que nous avions à peine eu besoin de motiver dans l’après-midi, nous entraînèrent cette nuit dans leur course. Il nous ont donné plus de musique que nous aurions rêvé leur demander.