La Blogothèque

Vide-poches #008

Parce qu’il arrive que trois lignes suffisent. Parce qu’on s’en voudrait de ne pas en parler sans pour autant en savoir plus que ça, voilà le Vide-Poches de la Blogothèque, une jolie petite boîte où on met plein de petites choses à écouter… Une jolie petite boîte sous la forme d’un court podcast à emmener avec soi en promenade.

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The Deer Tracks – Slow Collision

«Regardons les choses en face – tout ce que fait un rock critic, c’est parler de son courrier» : cette vérité hilarante justifie à elle seule l’existence de Je, la mort et le rock’n'roll , d’où elle est tirée. Je m’y conforme ici. J’ai reçu un mail récemment me vantant les mérites des Suédois de The Deer Track et depuis, ces derniers me laissent perplexes. Tantôt j’aime bien un tas de petites choses : des titres bourrés de minuscules effets grattant l’oreille associés à un côté éthéré et joliment délicat ; tantôt je déteste le maniérisme et l’étrange impression d’écouter de la pop emo teenager par moment. Sentiment ambivalent, mais si j’y reviens, c’est qu’il y a le petit plus qui fait beaucoup… (- Furax)




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- http://www.myspace.com/thedeertracks

The Soft Pack – Nightlife

Un morceau à l’odeur de vieux mégots éteints dans un fond de verre de whisky par un jeune punk titubant en perfecto. Un titre au son sale, aux guitares ronflantes, à la ligne de basse tétanisée, aux percussions bordéliques, à la voix à la fois prétentieuse et négligée. Une visite express dans l’arrière-salle bondée d’un rade new-yorkais dans les années soixante. On est pourtant en 2009. (- Clumsy)




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- http://www.myspace.com/thesoftpack

Pollux From Rio – Monochromatic

Ecoutez, ça commence un peu comme Limassol , le morceau le moins connu et le plus bandant du premier opus de Maximo Park ; ça se poursuit avec l’énergie et l’explosivité mélodique du groupe de Newcastle qui aurait fait un featuring avec Franz Ferdinand (époque premier album là aussi) ; le tout se consomme comme un bonbon mais se bonifie après chaque écoute. Avec ce clavier grave comme une contrebasse et rêche telle une langue de chat, le rock sous influence de Pollux From Rio a trouvé la pièce qui lui manquait pour achever sa formule et affiner son écriture. Il y a cette familiarité avec tous les courants du « nouveau rock à guitares » qui ont occupé tout l’espace au coeur des années 2000. Il y a surtout un cachet qui claque, riff après riff, freinage brutal après relance audacieuse. Une sensibilité francophone planquée quelque part par là, dans les entrailles d’un jack, et qui relèverait une musique si brutalement anglo-saxonne ? Même pas. Juste ce truc impalpable qui départage les groupes qui ont « un son » et ceux qui courent après. Et s’il arrive à Pollux from Rio de se commettre en français, il a déjà pris place dans la (très) short list des groupes français crédibles en anglais. One, two, three, four… (- Rouquinho)




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- http://www.myspace.com/polluxfromrio

Matteah Baim – He Turned My Mind Around

J’ai vraiment honte de jeter ce beau morceau et ce beau disque dans un vide-poche alors que tout ça mériterait bien plus, mais le temps manque et mieux vaut en parler un peu que pas du tout.
Matteah Baim a bien fait de mettre entre parenthèse les Metallic Falcons pas bien durables qu’elle formait (ou forme encore?) avec Sierra Casady de CocoRosie pour se lancer dans ce deuxième album un peu mystique et hésitant, qui sonne comme un trajet vers la maison où l’on se demande mètre après mètre si l’on a vraiment envie de rentrer.
Ce titre est à mon goût le plus réussi, dans sa façon de construire un blues-folk de campagne qui pourrait s’électrifier violemment mais préfère cheminer à la manière d’un prêcheur paisible que le tonnerre qui gronde dans le fond n’effraie pas. J’aime le son gras de la guitare qui monte d’un cran après trois minutes et qui rappelle les aplats improvisés par Neil Young pour la magnifique B.O. du Dead Man de Jim Jarmusch. J’aime les percussions qui viennent s’y ajouter une minute plus tard. J’aime que les deux voix s’effacent le temps de laisser la tempête bluesy passer et reviennent hanter la fin de la chanson avec cette même ligne mélodique répétitive. J’aime que tout ça prenne le temps qu’il faut et que Matteah Baim ait fait un disque avec encore d’autres belles choses. (- DJ Barney)




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- http://www.myspace.com/matteahbaim

Eric’s Trip – Blue Sky for Julie – Smother

Avant d’entamer une jolie carrière solo, Julie Doiron était la bassiste d’un épatant groupe canadien post-grunge au nom emprunté à une chanson de Sonic Youth. Elle était déjà tellement adorable que ses camarades avaient composé une ballade en son honneur… ici enchaînée avec un titre nettement plus rock, brut et insidieusement obsédant. Ca date de 1993 et c’est toujours aussi pertinent aujourd’hui… (- Rockoh)




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- http://www.myspace.com/ericstrip