Allez essayer de trouver la musique des Demoiselles de Rochefort sur un site de streaming : nada ! Une histoire de droits sans doute… Cela ne va pas nous empêcher de recenser dix chansons qui ont toutes pour titre un nom de ville – et uniquement un nom de ville : adieu donc « First we take Manhattan », « Paris au mois d’août » et autres « New York USA ».
« Coutances », Dick Annegarn / « Orly », Jacques Brel
On commence comme la semaine passée par la Belgique : s’il y a un point commun entre Annegarn et Brel (outre le fait que le premier a consacré une chanson au second mais cela pourra faire l’objet d’un autre Mercredix), c’est le dimanche, morne journée passée soit dans une ville de Basse-Normandie (même « avec un sablé et un pain raisins »), soit dans un aéroport qui n’a rien du lieu exaltant décrit par Gilbert Bécaud presque 15 ans auparavant – d’où le tacle qui lui est destiné ici.
« Barcelona », Rufus Wainwright
Je me rappelle un séjour déprimant à Barcelone au début de ce siècle : cette déprime était d’autant plus incompréhensible que j’avais appréciée cette ville quelques années auparavant… Etait-ce le caractère professionnel de ce séjour ? Pas de quoi démentir Rufus Wainwright cela dit.
« Belem », Arman Méliès
Tout prétexte est bon pour écouter un extrait de Casino , à mon sens l’un des plus beaux disques de 2008.
« Genève », William Sheller
On peut certainement reprocher parfois à certaines de ses chansons d’avoir mal vieilli mais pas à celle-ci : enregistrée en 1976 (!) pour son deuxième album qui comprenait également « Dans un vieux rock’n'roll » et « Le Carnet à Spirales ». Il a repris plus tard « Vienne » de Barbara, probablement en hommage à celle qui l’avait encouragé d’un « tu devrais chanter » à être plus qu’un musicien et arrangeur de génie.
« Metropolis », Motörhead
Le petit caprice de la sélection (dédié à Etienne G. de Paris) : une sous-préfecture certes inconnue du registre des administrations que cette Metropolis mais quand on voit ce que publient les Japonais de Boris, nous n’allons pas bouder notre plaisir.
« Watertown », Frank Sinatra
Le second caprice de cette sélection : tiré de l’album joliment dépressif du même nom qui s’est un peu planté commercialement (malgré le tandem Bob Gaudio / Jake Holmes aux manettes). Accessoirement le seul album de Sinatra où celui-ci est absent de la pochette.
« Levallois », Florent Marchet
Qu’est-ce qui se passe quand on revoit des années plus tard celui qu’on a considéré autrefois comme un ami et qui est devenu un gros blaireau ?
« Baltimore », Nina Simone
Randy Newman repris en 1978 sur un disque qui comprend également une reprise lumineuse de « My Father » de Judy Collins. A se procurer d’urgence, d’autant qu’il n’est pas exclu que nous nous penchions sur Nina Simone un de ces jours.
« Philadelphia », Neil Young
Certes « Streets of Philadelphia » par le Boss, ça envoie du petit bois (comme on dit ici) mais on a peut-être oublié cette autre chanson du film de Jonathan Demme. La ville comme consolation.






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