La Blogothèque

Un disque, deux critiques, trois possibilités

Ils font tout tellement bien que c’en est irritant, qu’en les écoutant on a l’impression désagréable qu’ils ont tout calibré, que tout ce bricolage, cette musique conçue dans un magasin de bric-à-brac, sonne exactement comme il faut. Tout est là : il y a un ukulélé, il y a du violon, un harmonica, et puis plein de petits instruments qui rentrent peu à peu et donnent l’impression qu’ils sont 50 sur scène, il y a un type qui siffle, il y a des chœurs tout comme il faut, tantôt en contrepoint et tantôt en renfort. Bref, si quelqu’un devait écrire une bible de la bonne chanson folk en 2007, demander à Noah & The Whale – c’est leur nom – ne serait pas complètement aberrant.

Moi-même, à propos de Noah & The Whale il y a quelques mois sur la Blogothèque

You’ve got your quirky, mostly sprightly arrangements: acoustic guitar, ukulele, banjo, glockenspiel, handclaps, fingersnaps, strings, horns, eccentric percussion… the full Sufjan Stevens. You’ve also got your trite generalities, ridiculous philosophical musings, utterly banal narrator, and, most damningly, no recognizable sense. of. humor. at. all. This is twee pop you might order in a kit, ask Dad to put together, and then leave on a shelf for the dust to cover up (the sooner the better).

Marc Hogan, à propos des mêmes sur Pitchfork

C’est assez fascinant de voir comme nos deux articles soulignent exactement les mêmes éléments (la référence à Wes Anderson et à Sufjan, en premier lieu), listent les mêmes ingrédients et s’attardent sur les mêmes défauts, aussi (les paroles faiblardes) … et pourtant concluent de manière diamétralement opposée : une condamnation rapide et sans appel d’un côté, la promesse derrière les maladresses de l’autre.

Peaceful, The World Lays Me Down obtient un piètre 2,6 sur P4K alors que nous avons programmé la bande à la Soirée à Emporter #2 et que nous les avons tourné en Concert à Emporter

Photo : Neil365