La Blogothèque

C’est bien, mais pas top.

Oui, bon, c’est sûr. C’est sûr, le premier album de Colour Revolt Plunder, Beg and Curse , s’ouvre sur un solo de guitare épileptique copié/collé sur « Like Eating Glass » de Bloc Party. Mais il ne faut pas être trop sévère, ni tout de suite lever les yeux au ciel et soupirer. Il faut attendre un peu. Et probablement réécouter pour être sûr.

C’est ce que je me dis à chaque fois que mon jugement n’est pas tranché. Alors je l’ai écouté une bonne dizaine de fois, cet album. Mais il me pose un vrai problème. Pas qu’il soit mauvais, ni excellent, non. Non, le problème c’est qu’on a la comparaison bien trop facile, on namedrop à mort: Colour Revolt se veut parfois hanté comme Low (« Elegant View »), énervé comme Queens Of The Stone Age – voire System Of A Down mais rien que pour la voix – (« Swamp »), Death Cab For Cutiesque (« Moses Of The South »), Pavementien (« Shovel to Ground »). Ca fait aussi penser à Snowden, pas étonnant qu’ils tournent ensemble.

Voilà. Touché. Je pourrais presque dire que cet album est inégal mais le mot exact est dispersé . Les types de Colour Revolt veulent faire trop de choses en même temps. Enfin, sur le même disque. Et c’est tellement dommage.

Si j’écris dessus c’est que ça m’agace, parce j’aime vraiment beaucoup « Naked and Red » et « A Siren », les deux premiers morceaux, qui sont moins dans l’imitation que les huit autres chansons. Et je me dis que Plunder, Beg and Curse aurait pu être un très très bon premier album si ces mecs du Mississippi y avaient mis un peu plus d’eux-mêmes, et un peu moins des autres.

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