C’est triste à dire, mais si une chose a bien desservi St Vincent cette année, c’est son album. Marry Me est un disque trop complexe, trop dense, sans véritable cohérence, qui peut vous accrocher pour vous irriter la minute d’après, qui rend trop perplexe pour enthousiasmer. Veut-elle expérimenter, est-elle en colère, amoureuse ? Pourquoi noit-elle une bonne idée dans dix autres nappes pour finir par lasser ? Marry Me n’est pas un mauvais album, loin de là, mais il requiert patience, est difficile à écouter d’une traîte. Bref, il ne lui a pas rendu service…
C’est fort dommage, car la demoiselle est exceptionnelle : une voix polymorphe, capable de susurrer comme de s’affirmer, un jeu de guitare assez exceptionnel, une présence scénique qui joue sur le charme comme sur la force. Seule, elle est épatante. Avec un groupe, elle donne chair à ses chansons, évitant ainsi les écueils de ce disque peu préhensible. Bref, il faut la voir live.
Pour vous en convaincre, je pourrais vous renvoyer vers le Concert à emporter que nous avons tourné avec elle. Je peux aussi vous montrer cette capture que j’ai faite de son passage à Austin. Mais le mieux à faire est de vous envoyer vers cette incroyable session solo filmée par l’équipe de Dig for fire à Other Music. Bang Bang , qui n’existe aujourd’hui qu’en live, vaut à elle seule le déplacement…
Une voix, deux micros, une guitare, un bas filé, et elle vous met par terre. Elle joue ce mardi soir au Point Ephémère.





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