La Blogothèque

Hjaltalín, tous ensemble

Crions le très haut et très fort: Goodbye July/Margt að Ugga , le seul et bien trop solitaire morceau des Islandais de Hjaltalín disponible (en ligne) est une chanson très emballante. Ce morceau a tout… sauf un album pour l’accompagner.

D’où méfiance. L’expérience des loups de mer qui rappelle que des groupes qui pondent une tuerie et s’écrasent ensuite fièrement devant l’épreuve du premier album, on en croise presque tous les mois. D’où impatience, aussi, face à une date de sortie encore bien floue pour ce fameux disque, prévu fin novembre ou début décembre ou fin décembre ou début janvier, si le temps le permet.

Et maintenant je me retrouve avec ce morceau sur les bras, avec la voix du cousin de Thomas Dybdahl et un vrai petit orchestre d’harmonie municipale, avec hautbois, cordes et piano. Un collectif de neuf Islandais qui ne jouent ensemble que depuis 18 mois et se lancent tête la première dans cette pièce un peu baroque en trois mouvements.

Le premier – en anglais – fait penser à un Clogs passé en mode pop chorale. Le second est un couplet susurré en islandais sur des bois toujours délicats. Puis le refrain qui revient et ces même bois qui lancent le piano excité… Pour un premier, seul et bien trop solitaire morceau, c’est pas rien quand même.

D’ailleurs les radios ont suivi en Islande et Goodbye July/Margt að Ugga s’est transformé en presque tube indé, permettant à Hjaltalín d’affronter la scène de l’Airwaves festival de Reykjavik il y a dix jours, de ne pas plaire à Pitchfork et de faire les malins dans un garage en reprenant un morceau de Sprengjuhöllin sans chanteur (malade) et sans paroles.

(deleted Video : http://www.youtube.com/watch?v=oxCnF5OlU-4)

Et si cet album était énorme?

- Hjaltalín sur MySpace