La Blogothèque

Toi qui sans façons

Dans le cadre d’une exposition sur la guitare tenue fin 2006 à la Cité de la Musique, une salle de projection était consacrée à la guitare acoustique : on y voyait pêle-mêle Django, Paco de Lucia et des images des plus grands guitaristes acoustiques de tous les temps.

Parmi eux, il y avait monsieur Georges Brassens un soir de concert à Bobino. La moustache dressée, le verbe haut, le pied posé sur une chaise pour pouvoir poser la guitare sur sa cuisse, et le fidèle Pierre Nicolas dans l’ombre à la contrebasse. Je n’avais aucune idée que de telles images existaient. Pour moi, Brassens, c’était uniquement des sons. Et, à la limite, les quelques photos de ses pochettes d’albums que je dépiautais au cours des longs trajets en voiture avec mon père (les choses sont parfois bien faites : mon père m’accompagnait ce jour-là à la Cité de la Musique). Ca avait quelque chose de très simplement bouleversant de voir une figure tutélaire de mon enfance se mouvoir, de le voir chanter pour de vrai.

On ne va pas vous faire le coup de la rarissime trouvaille : le DVD de ce concert existe. Il est même facilement trouvable. Je ne l’ai pas vu, refroidi par ce que j’en ai entendu dire : un son peu soigné et un montage raté, les enchaînements entre les chansons n’étant pas respectés.

Depuis, je me console comme je peux avec ce que je trouve sur le tube

(deleted Video : http://www.youtube.com/watch?v=l8ypfeH88dY)

On peut aussi aller jeter un oeil à Le Temps ne fait rien à l’affaire ou la très belle [Complainte des filles de joie

->http://www.youtube.com/watch?v=KggrTxuXt5I].

Et si vous voulez vraiment acheter quelque chose, on vous conseille plutôt ce très bel objet : une édition par les éditions Textuel des cahiers manuscrits de Brassens.