Parce qu’il arrive que trois lignes suffisent. Parce qu’on s’en voudrait de ne pas en parler sans pour autant en savoir plus que ça, voilà le Vide-Poches, une jolie petite boîte où on met plein de petites choses à écouter…

Amandine
Il sera difficile de prétendre que cette bande de nordiques a inventé la poudre. Si quand Sufjan Stevens dépouille ses compositions pour ne plus laisser en surface qu’un banjo et sa voix tremblotante, on se dit qu’il s’agit justement d’une volonté d’aller vers l’épure, de se débarasser de ses oripeaux. Et c’est justement parce qu’il se contente d’en rester à l’esquisse, à la suggestion, que c’est sublime. A l’écoute de Faintest of Sparks , on se dit qu’ils avaient sans doute la même ambition, mais qu’ils n’ont pas su s’y résoudre. Mais c’est beau quand même, cette histoire de feu qui démarre par la plus petite des étincelles.-(G.)
- Faintest of Sparks
- Amandine / Myspace
- Solace in Sore Hands
Lavender Diamond
La bande à Becky Stark n’a de hippie que l’attitude — et peut être le nom, impeccablement précieux. Imagine Our Love est donc un album certes complètement Laurel Canyon, mais dans une version fantasmée, purifiée et assumée de la Californie sixties, et selon nos critères indé contemporains, d’autant plus satisfaisante. Si les prestations live du groupe sont fortement recommandées (le charisme de Becky est irrésistible), les morceaux les plus tarte-aux-fleurs-paix-sur-la-terre perdent un peu de leur séduction sur disque et n’y sont que « sympathiques ». Restent les titres plus « enlevés » (tout est relatif), comme Oh No , Here Comes One ou Open Your Heart , parfaitement craquants et qui justifient bien de s’intéresser à cet album à la modestie rafraîchissante. — (M.)
-*Lavender Diamond / MySpace
-*Imagine Our Love

Whitey
Whitey s’est fait connaître en apparaissant sur la quatrième compilation du label Kitsuné. Sa musique rappelle par moments un « My robot friend » qui aurait troqué son exubérance colorée pour une garde robe plus sombre. Sa voix lente se colle à des rythmes noisy et electroniques sur « A walk in the dark », un petit tube lancinant qui trouve aisément sa place sur l’étagère des morceaux de la semaine.-(P.)
- A walk in the Dark
- Whitey sur Myspace
Cajun Dance Party
Derrière ce rigolo nom qui évoque un jamboree en Louisiane, il y a en fait une bande d’anglais, des londoniens, dont le chanteur prononce « faster » et « plaster » en accentuant les a comme il se doit. Il y a un goût pour les rimes faciles et les arpèges évidents. Deux bons ingrédients dans la tambouille pour une chanson pop qui va bien avec le soleil et le début de l’été.-(G.)
- Amylase
- Cajun Dance Party
/ Myspace
Robin Leduc & The Pacemakers
Quand il enregistra Tout devient tout pour V2 en 2003, Robin Leduc, de Carcassone, n’était pas assez dégrossi. Culot rare à notre époque, il a rompu son contrat pour retrouver fraîcheur, liberté et indépendance. Entouré de musiciens choisis par ses soins et devenus complices (les Pacemakers…), le compositeur-chanteur-guitariste a trouvé la formule idoine. Ses chansons en français (où on s’exprime avec des « je » et beaucoup de « tu »), relayées depuis quelques mois par un vaste EP éponyme (chez sa propre structure les Piles cardiaques), sonnent comme de brillants exercices de style teintés d’amour pour la musique populaire américaine. Du folk, du blues, du rock, voire du post-rock. Sauf que c’est de la très bonne pop en français avec voix blanche, entrelacs de guitares et accords généreux.-(R.)
- Le site officiel /Myspace
- [Emission de 30 minutes sur la webradio de Telerama-> http://www.teleramaradio.fr/article.php3?id_article=678]





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