La Blogothèque

Un invité : The Limes (2)

Suite et fin du Mp3blog de The Limes entamé la semaine dernière par David et Orouni. C’est au tour des américains du groupe, Henry Sparrow et John Hale , de partager quelques beaux morceaux avec nous. The Limes , merci.

Henry Sparrow


Michael Holland – True Feelings

From the album “Bootlegger’s Dreams”, 2003 Big Johns Records .

Il faut vraiment être un sacré écrivain pour parvenir à se dépêtrer d’une phrase comme celle-ci: “Tu devrais te mettre à apprendre à vivre. Tu devrais commencer à compter ton temps ». Mais ce type y arrive brillamment, en poursuivant ainsi : « Sépare ta bouche de ce que tu ressens de l’intérieur – les mots ne sont pas faits pour signifier, ils sont faits pour rimer ». C’est un moment inestimable, car en un instant il se dessaisit de sa position de juge, si fréquente, si habituelle dans les chansons. En fait, la beauté et la puissance de cette chanson, selon moi, viennent du fait qu’à chaque fois que je l’écoute j’ai l’impression de pénétrer par l’écoute dans le plus intime des moments, lorsque quelqu’un se trouve dans un vrai dialogue avec lui-même. J’ai l’impression d’écouter le son d’une personne en train de regarder et d’évaluer sa propre identité dans un miroir.

Michael Holland habite quasiment en bas de ma rue, à Carrboro, en Caroline du Nord. Son prochain album, Simple Truths and Pleasures devrait nous arriver bientôt.

It takes a very good writer to get away with lines like “You better learn how to start living – You better start clocking in your time”. But this guy succeeds brilliantly, following it with a line such as “Separate your mouth from what you feel from within – Words are meaningless, made for rhyme”. It’s a priceless moment, because in one instant he takes himself out of that position of judgement that is so common and overused in song. In fact, the real beauty and power of this song (for me) is that every time I listen to it, it is as if I am listening in on the most private of moments, when a person has a true conversation with his own self. It’s like I am listening to the sound of a person looking and measuring one’s self in the mirror.

Michael Holland lives “just down the road” from me, in Carrboro, North Carolina. Look for his upcoming album, “Simple Truths And Pleasures”, sometime this fall…


It’s In The Wind – Don Covay

From the album, “Mercy Mercy”, The Definitive Don Covay, 1994 Razor & Tie Records .

Une chanson géniale d’un de mes chanteurs de Soul préférés. Tout dans cette chanson me terrasse. Le tremolo tremblotant de la guitare, l’orgue d’église bon marché, le piano vaguement désaccordé, les cuivres tristes ; mais de tous ces éléments c’est avant tout la voix de Covay elle-même qui me tue. Il n’en faut pas plus pour briser un cœur. « C’est dans l’air. Tu me quittes à nouveau ».

A great song by one of my favorite soul singers. Everything about this song destroys me. The shaky tremolo guitar, the cheap “church organ”, the slightly out of tune piano, the sad horn part; but of all these things, it’s Covay’s voice that really kills you. It’s enough to break your heart when you hear him sing, “It’s in the wind. You’re leaving me again”…

John Hale


The Chills – Double Summer

Il est rare qu’une chanson aussi clinquante, vernie, remplie de pure exubérance ait également la structure mélodique suffisante pour la soutenir. C’est une honte que ces types ne soient jamais devenus plus connus. Ce groupe est ce que le Nouvelle Zélande nous a fait parvenir de meilleur, ainsi que la réussite la plus éclatante (au niveau artistique s’entend) d’un spécimen de « Dunedin Sound » ; il a sorti une poignée de singles au début des années 80 et deux albums, fin 80’s- début 90’s. Martin Phillips a affronté les aléas d’une bonne vingtaine de line-ups différents, d’une hépatite et d’une addiction à la drogue pour finalement en ressortir vivant et en bonne santé et reformer son groupe en 2003-2004.

Rarely does a song with this level of jangle and gloss and sheer exuberance actually have the melodic structure to back it up. It’s criminal that these guys never got big. New Zealand’s finest pop export and the most successful (artistically, definitely not financially) ‘Dunedin Sound’ rock band released a handful of singles in the early eighties and a couple of albums in the late 80’s and early 90’s. Martin Phillips has struggled through over 20 different lineups (known locally as ‘The Curse of The Chills’) and his own hepatitis and drug addiction, finally getting healthy and reforming the band and doing some recording in 2003-4.


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Magic Arm – Outdoor Games

C’est un nouveau groupe en provenance de Manchester dont j’ai entendu parler, pour la première fois sur le blog de Grizzly bear et je les trouve excellents, mais peut-être que c’est avant tout parce que j’ai un gros faible pour les douces guitares acoustiques, les orgues débonnaires et les délicates harmonies vocales masculines. On pourrait qualifier le genre de « bande son pour soirées d’été passées à siroter du vin rouge dans un hamac sous une véranda ». Ils ont un E.P. à paraître bientôt chez Switchflicker.

This is a new band from Manchester I first read about on Edward Droste’s blog www.grizzly-bear.net/blog and I think they’re super good, but maybe I’m just a sucker for subtle acoustic guitar and blissed out organs and gentle male harmonizing. The genre is Nighttime summer porch/hammock red wine music. They have an e.p. coming out soon on switchflicker .