La Blogothèque

Promenons nous dans les bois

Chez Sparklehorse, le bruit est esthétique. Dompté, maitrisé, sculpté jusqu’à devenir un élément de la composition. Le moindre parasite trouvant sa place dans le paysage construit par Linkous et ses hommes. Chez Herman Düne, le bruit n’est qu’un résidu, une trace. Une preuve – presque – de l’esprit lo-fi qui doit régner dans les lieux visités. Un peu comme si un ingénieur du son avait passé un coup de torchon, peut-être un peu trop rapidement ou alors de façon volontairement négligente.

Rien de tout cela chez The Woods. Comme leur nom l’indique, The Woods fait de la musique dans les bois. S’ils trouvent parfois à s’abriter, c’est pour enregistrer les idées qu’ils ont eu là-bas, dans une cave à l’acoustique merdique perdu au milieu du blizzard. Chez The Woods, le bruit est un animal furieux et sauvage. Il est libre, omniprésent, partout.

Seulement, à dormir au clair de lune au milieu des arbres, en ne s’abreuvant qu’au ruisseau, on en revient avec une barbe miteuse mais des images plein la tête, et surtout des mélodies renversantes plein la caboche. Des mélodies qui se frayent un chemin envers et contre tout, avec entêtement, avec insistance. Des mélodies qui survivent.

Après « How To Survive | In The Woods », The Woods sort « At Rear House ». Un album plein de bruit, donc, entre cris d’enfants, aboiements de chiens errants et saturations douteuses d’où émerge quelques très belles chansons.

Sur MySpace-> http://www.myspace.com/woodsfamilyband ], on peut notamment télécharger « Don’t Pass On Me » et « Be Still » (chroniqués également chez [Bars & Guitars et Popsheep). Sur Myspace, les amis de The Woods s’appellent bien Herman Düne, Kimya Dawson et Sentridoh.