Candi Staton, du haut de sa carrière récemment rétro-éclairée par les érudits d’Honest Jons, semble avoir gagné haut la main le titre de meilleur album de soul contemporaine avec un « His Hands » renversant auquel collabore un certain Will Oldham. Pour 2006. Parce qu’en 2007, il semble bien qu’un sérieux concurrent s’apprête à débarquer dans nos bacs.

Et pourtant Paul Butler et Aaron Fletcher n’ont rien de vétérans respapés des golden years de la soul music. The Bees , ex A Band Of Bees, viennent de l’île de Wright. Ils sont barbus, et blancs. Et ils livreront au premier trimestre le successeur des déjà très bons « Sunshine Hit Me » et « Free The Bees ».
Si ces précédentes livraisons étaient déjà sous haute perfusion des années 60 et si on y décelait, entre l’ombre de Jim Morrisson et les influences du Summer Of Love, le son de la Motown et des Temptations, « Octopus » – c’est le nom de leur dernier né – va encore plus loin. Dans l’explosion des cuivres, dans les harmonies vocales, dans les orchestrations qui convoquent parfois les années Dozier, Holland & Holland.
En blind test, avouons qu’il serait difficile de dater un morceau comme « Listening Man » et son intro à la Ann Peebles. Alors pour les soirées où la nostalgie du crossover pop-soul produit par Berry Gordy et ses comparses vous étreint, inutile d’aller voir Beyoncé imiter Diana Ross dans une superproduction hollywoodienne. Allez plutôt rendre visite aux abeilles.





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