La Blogothèque

Everlasting

Ce nom me disait quelque chose, mais vu la pochette du quatre titres – genre glam-gothique, j’avais de sérieux doutes sur ce que pouvait bien recéler ce disque et je me suis longtemps interrogé pour savoir si je le prenais ou pas… Finalement, je me suis décidé et grand bien m’en a pris. Ce nom c’est Robin Guthrie…

Pas la peine de sursauter devant votre ordinateur et de hurler « Quoi ? Ce nom ne lui disait que quelque chose ! Le leader des Cocteau Twins ! Mais c’est qui ce mec ?! », c’est comme ça, je n’ai pas fait le rapprochement immédiatement.

Évidemment pour les plus cultivés d’entre vous, ça ne fait pas un pli, mais pour moi, qui ai été initié à la musique par la discothèque de mes parents qui pour une raison inconnue s’est tarie après 1979 – il faudra d’ailleurs que je leur demande pourquoi – j’ai découvert les Cocteau Twins sur le tard. On commence par les vieux trucs écoutés par ses parents puis, quand on s’émancipe musicalement, on raccroche les wagons avec le récent et ce n’est que dans un troisième temps qu’on comble le trou qui sépare le vieux du récent. Et les Cocteau Twins ont eu le malheur de tomber dans ma faille musicale temporelle… Enfin, je devrais plutôt dire que j’ai eu le malheur de passer à côté de la grande époque des Cocteau Twins…

Ce disque, c’est donc un quatre titres instrumental, Everlasting, sorti cette année chez Darla Records, qui fait suite à l’album Continental, également instrumental et sorti en 2006 chez Darla.

Ce quatre titres est étrange… Une fois qu’on a fait le rapprochement avec les Cocteau Twins, il y a comme une évidence à la première écoute, le son est bien celui de Guthrie et on attend, en vain, l’arrivée du chant d’Elisabeth Frazer… Et puis finalement, on se distancie, on se laisse porter et on écoute ce quatre titres, tout comme les autres instrumentaux de Guthrie, pour eux. Et rien ne manque.