La Blogothèque

Un invité : Jeffrey Brown

S’il n’a pas pour le moment signé beaucoup d’ouvrages, Jeffrey Brown a déjà marqué le petit monde de la bande dessinée indépendante américaine par ses récits ultra-personnels au trait minimaliste décrivant les aléas de sa vie sentimentale. Il est notamment l’auteur d’une trilogie en noir et blanc, parue au format de poche (“Clumsy”, “Unlikely” et “Any Easy Intimacy”) à recommander aux fans de Lou Barlow. Célébré par ses pairs (dont Chris Ware, plutôt avare en compliments), il a fait pour la première fois l’objet d’une publication en français cette année avec la sortie concomitante de « Clumsy » (Ego comme X) et « Bighead » (Six Pieds Sous Terre). Auteur d’une vidéo pour Death Cab For Cutie et d’un comics en grande partie inspiré par Andrew Bird, il nous a laissé fouiller dans son Ipod.

-*Broken Social Scene – It’s All Gonna Break

There’s something to be said for a short pop song that ends before you can even process it and leaves you wanting more, but there’s also something to be said for a song that keeps going every time you’re afraid it’s going to

end. This song is an anthem. I’m not sure even what it’s an anthem to, exactly, but whenever I hear it it seems relevant to whatever I’m thinking or feeling. Somehow, BSS manages to write the kind of songs that make everything seem alright, and sometimes – like in this song – they also flat out rock.

Autant certaines pop-songs se terminent avant que tu t’y attendes en te laissant sur ta faim, autant d’autres continuent chaque fois que tu as peur qu’elles se terminent. Ce titre est un véritable hymne. Je ne sais pas exactement à quoi, mais chaque fois que je l’écoute, il correspond à ce que je pense ou ce que je ressens. D’une certaine manière, Broken Social Scene parvient à composer des morceaux qui te donnent l’impression que tout va bien, et parfois même, comme c’est le cas ici, ils t’en foutent plein la vue !

-*Califone – Pastry Sharp

Califone comes out of my current home Chicago and they manage to capture something essentially midwest but rooted in Americana. The first time I heard this song was when my frined Jeremy played it at his apartment while we were hanging out with some friends, and it’s one of those songs that instantly made me seek out everything Califone had put out, which was a couple ep’s at that point, now collected as a single LP. I have to admit that I don’t like their more recent work as much. Tim Rituli has a voice that is soulful and authoratative, and nostalgiac…this is a song for summer driving when you really want to take some time to reflect on whatever

you’ve neglected reflecting upon lately.

Califone est un groupe originaire de Chicago, où je réside actuellement, affilié au mouvement americana tout en conservant quelque chose de typique du midwest. J’ai entendu la première fois ce morceau une fois que je traînais avec des amis chez mon pote Jeremy, et j’ai immédiatement eu envie de connaître tout ce que Califone avait publié, à savoir deux EP’s à l’époque, aujourd’hui réunis sous la forme d’un album. Je dois avouer que j’aime moins ce qu’ils ont fait récemment. Tim Rituli possède un timbre de voix profond, qui en impose, assez nostalgique… C’est une chanson parfaite pour l’été, quand tu veux aller faire un tour en bagnole et repenser à tout ce que tu as laissé de coté dernièrement.

-*Herman Dune – This Will Never Happen

This is another great driving song. Maybe ‘driving music’ is an American thing, because we all drive around so much here. We’re a car culture, and that’s not a good thing. We should all be walking and biking more. So shame on David Ivar for making songs like this that make me want to get in the car and sing along and take the long way to get to work.

Une autre chanson parfaite pour la bagnole. C’est un concept qui est sans doute très américain, parce nous passons tous des heures au volant. La bagnole fait vraiment partie de notre culture, et je ne crois pas que ce soit une bonne chose. On devrait tous faire l’effort de marcher ou de faire du vélo plus souvent. David-Ivar devrait avoir honte de composer des titres qui me donnent envie de rouler, de chanter au volant et de rallonger le chemin qui me mène au boulot !

-*Souled American – Around The Horn

Speaking of Americana, these guys are the masters of it. There’s something so authentic and sincere about their music, you’d think they were older and wiser than they may be. Of course, the problem is their Cd’s are all out of

print and hard to find. This song starts out like an early morning sunrise on a lake, and turns into a train rolling by, but without all the dinging of crossing gates. Then it settles back into a sunset, and when it’s done you

can’t help wonder how time goes by so fast.

Ils sont passés maîtres dans le domaine de l’americana. Leur musique reflète quelque chose d’authentique et de sincère bien qu’ils soient certainement moins vieux et sages que tu pourrais ne le penser. Leurs disques sont tous épuisés aussi et difficiles à se procurer. Cette chanson commence un lever de soleil sur un lac, se poursuit comme un voyage en train (sans le vacarme que fait l’alarme à chaque passage à niveau) avant de s’achever à nouveau par un coucher de soleil. Quand elle est terminée, tu ne comprends pas comment le temps a pu passer aussi vite.

-*Microphones – I Lost My Wind

Phil Elverum’s band now goes by the moniker ‘Mount Eerie’ rather than Microphones, which is frustrating, because they’re not together on my ipod, so maybe I should just make them both listed under ‘Phil Elverum.’ In any

case, this is still one of my favorite songs from him. It’s like a gentle breeze, kind of like a message of love from someone you’ve lost…and it’s got a catchy guitar part that’s fun to get swept up in.

Phil Evrum a choisi de débaptiser son groupe The Microphones pour le renommer Mount Eerie, ce qui fout un sacré bordel dans mon Ipod. Peut-être que je devrais classer tous ses morceaux dans une rubrique « Phil Evrum ». Celui-ci figure parmi mes favoris. C’est comme une brise légère, comme une déclaration d’amour de la part de quelqu’un que tu as perdu de vue… sans parler de cette partie de guitare entraînante qui donne envie de s’abandonner.