Ce week-end, nous avons l’immense plaisir d’accueillir Glen Johnson, alias Piano Magic. Après avoir sorti il y a peu un EP intitulé « Incurable« , Glenn a eu la gentillesse de se prêter au jeu du mp3blog et nous livre ici une sélection très costaude. Des chansons à découvrir ou à redécouvrir mais qui semblent toutes expliquer l’existence même de Piano Magic. Bonne écoute.
This week-end, we welcome Glen Johnson, from Piano Magic. After having released a new EP called « Incurable« , Glen accepted to be our guest and chose a few songs for us. Songs to discover or rediscover, but songs that allow us to understand where Piano Magic is from.
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- ABC – 4ever 2gether (from « The Lexicon Of Love « )
«Still considered as something of an over-produced, funk/soul pop dinosaur, ABC’s ‘The Lexicon Of Love’ is actually the most durable album in my record collection – it’s the first album I ever bought (in 1982, the year of its release) and one I still play religiously. The production is staggering for the time and the playing is exquisite but the icing is Martin Fry’s ability to make a questionable one-liner sound crushingly potent : « I stuck a marriage proposal in the waste disposal – if that’s the trash aesthetic, I suggest that we forget it… »
»
Encore considéré comme une sorte de dinosaure funk/soul/pop surproduit, ‘The Lexicon Of Love’ d’ABC est en réalité l’album le plus durable dans ma collection – c’est le premier album que j’ai acheté (en 1982, l’année de sa sortie) et un de ceux que je continue à écouter religieusement. La production est hallucinante pour l’époque mais la cerise sur le gâteau, c’est la capacité de la voix de Martin Fry à donner une vraie force aux bons mots les plus douteux, genre : « j’ai jeté une proposition de mariage dans le broyeur d’ordures – si c’est ça l’esthétique ‘trash’, je suggère que nous l’oublions… »
- The Smiths – Well I Wonder (from « Meat Is Murder « )
«There isn’t a perfect Smiths album but there are many, many perfect Smiths songs. « Well I Wonder »
narrowly pips « There Is A Light That Never Goes Out »
for the golden medal, as I can’t listen to it without a lump in my throat, tears ganging up behind my eyes.
Morrissey does unrequited love like no-one else.
There would be no Piano Magic without The Smiths. »
Il n’y a pas un album parfait des Smiths, mais il y a beaucoup, beaucoup de chansons parfaites des Smiths. Parmi celles-ci, « Well I Wonder » bat de peu « There Is A Light That Never Goes Out » pour la médaille d’or car je ne peux pas l’écouter sans avoir une boule dans la gorge et les larmes qui me montent aux yeux. Morrissey chante l’amour non partagé comme personne. Il n’y aurait pas de Piano Magic sans les Smiths
- Kraftwerk – Computer Love (from « Computer World « )
«And equally, no Piano Magic without Kraftwerk. Given that these days we are, in formula, a « rock » band, this may sound unconvincing but without Kraftwerk, we would have no perfection to aspire to. ‘Computer World’ is *the* only perfect album and ‘Computer Love’
appears to be the impossible – cold and yet warm; the sound of lonely robots. »
Et de la même manière, il n’y aurait pas de Piano Magic sans Kraftwerk. Étant donné que nous sommes devenus un groupe plutôt « rock », cette affirmation peut sembler peu convaincante, mais sans Kraftwerk, il n’y aurait pas cette perfection vers laquelle nous tendons. ‘Computer World’ est *le* seul album parfait et ‘Computer World’ semble réussir l’impossible – être froid et pourtant chaleureux ; c’est le son de robots solitaires.
- This Mortal Coil – Fond Affections (from « It’ll End In Tears « )
«Again, a near perfect record that bears decades of repeated listening even now (it was released in 1984). The dream embodiment of Ivo Watts-Russell’s 4AD, for me – the perfect marriage of beauty, art and nature. It’s also the greatest Winter album ever made. »
De nouveau, un album presque parfait qui supporte des décennies d’écoute répétée même maintenant (il est sorti en 1984). C’est pour moi l’incarnation rêvée du label 4AD (et de son gourou Ivo Watts-Russell) – le mariage parfait de la beauté, de l’art et de la nature. C’est aussi le meilleur album hivernal jamais enregistré.
- Fugazi – Waiting Room (from « 13 Songs « )
«Fugazi’s legacy is something that’s gotten heavier and heavier on my back as Piano Magic have progressed – again, to an outsider, this may seem absurd, given the melancholy, often ethereal nature of our records but, as with Kraftwerk, Fugazi stand for what we can only aspire – doing it your own way and doing it for your fans (not for the fame and riches). Incredible music too, of course. ‘Waiting Rooms’ features one of the greatest basslines ever played.
»
Le legs de Fugazi est quelque chose qui est devenu de plus en plus lourd à porter sur mes épaules au fur et à mesure que Piano Magic a évolué – de nouveau, vu de l’extérieur, cela peut sembler absurde, étant donné la mélancolie et le caractère souvent éthéré de nos albums, mais, comme pour Kraftwerk, Fugazi représente un objectif inaccessible que l’on ne peut que rêver d’atteindre – tout faire à sa manière et uniquement pour ses fans (et pas pour la gloire, ou le pognon). La musique est incroyable aussi, bien sûr. « Waiting Rooms » comporte une des plus grandes lignes de basse jamais jouée.
«Et voila!
Merci. »





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