De tous ces groupes issus de la scène new yorkaise qui ont sifflé le retour du rock à guitares, il y a en un dont je ne me lasse absolument pas et dont j’attends avec impatience la sortie du troisième album… Et ma longue attente touche à sa fin parce que la sortie est précisément prévue le 26 mai, soit après-demain !
Ce groupe c’est The Walkmen. Jani Jani, de I love SARAH, en a récemment parlé (là) et à l’époque de la sortie de leurs deux premiers albums en 2002 et 2004 plusieurs chroniques leur ont été consacrées (recensées sur le site de Talitres records). Mais force est de constater que ça n’a pas suffi à en faire une référence de ces dernières années. Une injustice de plus dans ce vilain monde, sauf qu’à la différence de beaucoup d’autres (et ce n’est pas faute d’essayer), celle-ci je peux tenter, modestement, de contribuer à la réparer.
The Walkmen c’est qui, c’est quoi ? Après le bide commercial des éphémères Jonathan fire eater, signés par Dreamworks et malgré le soutien des gazettes musicales new yorkaises, Paul Maroon (guitare, piano), Walter Martin (claviers) et Matt Barrick (batterie) construisent leur propre studio à Harlem pour prendre le temps de l’expérimentation sur du matériel vintage avec un 24 pistes analogique. Rejoints pas Peter Bauer (basse) et Hamilton Leithauser (voix, guitare) à l’été 2000, le premier concert a lieu en septembre dans l’East Village. Depuis cette première apparition publique, ils ont sillonné les Etats-Unis et sortis deux albums, en 2002 et 2004 Everyone Who Pretended To Like Me Is Gone chez Talitres records et Bows and Arrows chez Record Collection. Le troisième arrive. Enfin.
Du rock à guitares donc, mais peu produit, avec un son râpeux, voire nonchalant, une section rythmique lourde et présente mais atypique, déroutante : tantôt quasi absente, tantôt omniprésente. Une voix très particulière – qui peut rebuter – mais dont le registre est très étendu. Des constructions de morceaux qui désarçonnent. Impossible pour moi de faire des rapprochements pertinents avec d’autres groupes. Sur le site de Talitres records, la bio indique : « Leurs influences hétéroclites incluent Bruce Springsteen, the Pogues, the Cure, Björk, the Smiths, Joy Division, Neil Young, et New Order. Mais, d’emblée, ils parviennent à imposer une personnalité originale. » Tenons-nous en là et écoutons, c’est encore le mieux. Je vous préviens, le rendu n’est pas nécessairement intelligible à la première écoute, mais une fois qu’on y a goûté, c’est foutu. Et vivement vendredi !





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