La Blogothèque

Beirut et la Family

Quelques jours après avoir chanté la gloire de trois de ses morceaux (c’était ici, c’était élogieux), je reçois enfin par la poste le disque de Beirut , Gulag Orkestar . Il a été déclaré comme un cadeau aux douanes, et je le prendrai comme tel.

Ce disque concrétise tout ce que les quelques morceaux échappés laissaient espérer : un voyage dans un pays sec, aux fins d’après-midi ivres de trompettes. De la pop qui a oublié pour une nuit d’être pop et se perd dans une débauche capiteuse, dans des fanfares de torpeurs. Des petites guitares, des tambours paresseux, des voix doublées, triplées comme des choeurs d’adolescents bulgares, mais aussi de charmantes vignettes minimalistes dignes du meilleur Magnetic Fields.

Donc voilà, un petit label, douze dollars faibles, des filles sur la pochette qu’on imagine photographiées avec un vieil appareil. Le chanteur les a trouvées, dans une bibliothèque de Leipzig, c’étaient des pages arrachées d’un livre. Il cherche le photographe.

Sinon, ces salopiauds d’Akron/Family sont passés en Belgique et n’ont pas fait de crochet par la France. Heureusement, aKa était à leur concert bruxellois, où il a acheté un disque que l’on suppose rare, Tour CD . Dessus, il y a plein de morceaux étranges, d’autres très très jolis. On vous met un de chaque, tiens. East Coast (6 minutes calmes) et Leary Jam (de la musique depuis l’intérieur d’un bocal).

Enfin, le prochain Concert à emporter est en route. Vous y verrez Thomas Dybdahl. Et ce samedi après-midi, on va enregistrer notre premier podcast choral. Cela devrait être amusant, surtout pour nous.

PS : Si vous avez lu Ecrans et avez décidé de venir fureter par ici, sachez avant tout que ce site est collectif, et que si j’en suis si fier, c’est grâce à tous ces noms qui flottent au bas des articles.

PS2 : Ailleurs, This Women Coil propose un nouveau morceau superbe des charmantes Au revoir Simone