Deuxième billet spécial « Islande Mon amour », avec des morceaux des trois groupes qui se produiront ce soir au Nouveau Casino.
Chez Seabear , il y a des instruments séchés au soleil, des choeurs discrets comme des enfants-fantômes de Nico. Des pianos ivres, des carillons sous-marins, une voix de jeune homme fatigué, quelques énergies sincères. Singing Arc est une pièce de mélancolie apatride, un album travaillé à l’intime, qui chuchote près des peaux. Il est impossible à résumer en un morceau.
En voilà deux, vous verrez, ça ne suffit pas.

Apparat Organ Quartet
. Organ Quartet. Ce pourrait être une blague, un disque postmoderne, avec des Playmobil sur la pochette et de vieilles blagues rances sur la musique de salle des fêtes. Une mode pour journaux branchés, du Senor Coconut 2.0. C’est un album sidérant, spatial, rock, avec des robots qui hurlent à la mort. Et des Playmobil sur la pochette.
Ce morceau, Ondula Nova, ça ferait presque passer Sigur Ros pour de la musique d’appartement.
Benni Hemm Hemm
est un remède islandais à l’Islande . Pour ceux qui croient que le sol irlandais est noir, qu’on y roule en vieille Volvo rouillée,
qu’on n’y parle pas à table, que l’humour y est froid, et qu’on y boit des alcools pour de violentes ivresses d’oubli. Un album POP, avec des trompettes, de la joie, des balades de cowboy, des coeurs de garçons en blouson de cuir. On dit festif ? On dit festif. Pas exactement un chef d’oeuvre, un peu trop « pop rock » par endroits. Mais un album qui fait du bien à l’Islande de nos fantasmes.





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