La Blogothèque

Our guest : Rhâââ Lovely (part 3/3)

Suite (épisodes précédents ici, ici et ) et fin de la présentation de l’affiche du Rhâââ Lovely Festival 2006 sous la plume de Fred : quelques MP3 pour entamer le compte à rebours final.

Fred: « Dernière semaine déjà. Et trois derniers candidats pour la présentation hebdomadaire. Mais non des moindres. Au menu, donc : Piano Magic, Grails et Picastro. Bon appétit. »

PIANO MAGIC

« Faut-il parfois encore présenter un groupe tel que celui-ci ? Je me le demande. Ce que je peux présenter, par contre, c’est ma rencontre avec leur musique. Si ça intéresse quelqu’un. Sinon, vous pouvez sauter direct à la section mp3 qui suit.

C’est un ami qui me fait découvrir le groupe, il y a de cela quelques années. J’avoue, béotien que je suis, je suis complètement passé à côté. Puis Mika (notre Président au Rhâââ Lovely) m’annonce que le groupe est confirmé. Je me retourne alors sur The Troubled Sleep Of Piano Magic . De là, je ne suis toujours pas revenu. Cet album est sublime ! Une pure perle comme j’aurais voulu en manger depuis bien longtemps.

Je n’ai toujours pas réécouté l’album que l’ami m’avait filé. Je ne sais même pas duquel il s’agit. En attendant, aujourd’hui, si j’ai toujours le sommeil perturbé, ce n’est que par la magie d’un piano qui est bien loin de me quitter…

Et côté mp3, qu’avons-nous à vous proposer, me direz-vous ?

Saint Marie, plage d’ouverture de The Troubled Sleep of Piano Magic est une pure merveille d’intégration d’éléments électroniques dans la musique du groupe. Ethérées à souhait, les guitares emmènent l’auditeur bien loin dans des contrées parfois inexplorées. Capiteuse, la musique envoûte et ne lâche pas. Comment ouvrir un album de manière plus superbe ? Je vous le demande encore. »

GRAILS

« Anciennement dénommé Laurel Canyon, ce groupe de Portland, signé sur la très bonne écurie Neurot, a tout le charme des groupes atypiques qu’on pourrait penser coulés dans un moule. Et pourtant, on se rend bien vite compte qu’il ne s’agit en rien de cela. Car aucun moule ne pourrait supporter les désirs lunatiques du quintet, qui s’affiche désormais comme un des maîtres incontestés et incontestables des caprices sous toutes ses formes. Les atmosphères lourdes annoncent gravement une hystérie profonde. Puis c’est le trou noir. L’allergie à la musique. Et on plonge dans un monde nouveau, fait de tissus en tous genres, mais jamais, ô grand jamais, tissé d’un même fil.

Et côté mp3, qu’avons-nous à vous proposer, me direz-vous ?

Redlight, c’est un peu une sorte de « Grails goes classic post-rock. » Enfin, ça commence comme si on avait affaire à un nouveau subalterne du genre, puis juste au moment où on se dit : »Ok, j’ai compris, maintenant, ça va péter… » ben non, le naturel revient au galop et Grails reprend le dessus pour terminer le morceau à sa manière, complètement déroutante et déchirée. J’adore.

Quant à Fevers, si je rajoute ce morceau, c’est parce que rarement un nom correspond aussi bien à la musique. Tout simplement jouissif. »

PICASTRO

« Picastro est peut-être un des groupes les plus énigmatiques de cette édition. Enfin, dont la musique me semblerait la moins facile d’accès. Attention, ne nous méprenons pas : Picastro ne fait certainement pas partie de ces groupuscules sombres et intellectuels qui mettent en musique leurs dérives métaphysiques. Non, loin de moi cette idée. Picastro, c’est plutôt un monde à côté du monde. Celui de Liz Hysen, l’initiatrice du projet. Pas mal de musiciens ont tourné autour d’elle, certains sont même restés. Ceux-là mêmes qui enrobent aujourd’hui les aléas de Liz d’une couche protectrice, salvatrice et, pour l’auditeur, accrocheuse.

Et côté mp3, qu’avons-nous à vous proposer, me direz-vous ?

Dramaman, sur le dernier Metal Cares , est sombre à souhait. Ouvrant grand les portes sur l’univers de Liz Hysen, c’est ici que notre monde s’arrête. On ne voit plus rien à l’horizon, on est obligé de se laisser porter par la musique et faire confiance à la voix tantôt bancale, tantôt répétitive de la dame. Superbe. »