La Blogothèque

L’invité : Grizzly Bear

Allez savoir si c’est un album intimiste, expérimental, personnel, un disque à tiroirs, ou tout ça à la fois. Horn of plenty , le premier album du groupe Grizzly Bear (ils viennent de Brooklyn), est en tout cas un disque étrange, un disque qui chuchote et grouille, comme un rêve brumeux, dans lequel on voit passer mille signes familiers sans que cela ressemble à rien de connu, évident et complexe à la fois et vers lequel on revient souvent comme pour essayer d’y découvrir de nouveaux mystères.

Pour faire une musique si riche et mesurée à la fois, il faut être un creuset solide et profond. Preuve nous en est donnée avec cette belle, belle et inattendue sélection. Parole aux invités.


All Night Radio – Daylight Till Dawn

Sans doute un des disques les plus sous-estimés et les plus méconnus que je connaisse. Dave a joué dans Beachwood Sparks et il fait des milliers d’autres choses, mais à ma connaissance cet album est son chef-d’œuvre, tout y est parfait. La production, en particulier, est incroyablement psychédélique, un vrai disque à écouter au casque. Je poste le premier morceau juste parce que je ne peux pas décider lequel je préfère… ce n’est que le début du voyage.

Easily one of the most underrated/unrecognized records i’ve ever heard. Dave played in beachwood sparks and does a ton of other things, but as far as i know this is his masterpiece. Everything about this record is perfect. the production is particularly incredible and psychedelic – definitely a serious headphone album. I am just posting the first track because i can’t decide which track i like best… this is just the beginning of the journey.


Nana Caymmi – Cala Boca Menino

Je dois l’admettre : je suis du genre à adorer sans réfléchir tout ce qui est musique brésilienne, Fender Rhodes et fusion. Cette chanson possède tous ces ingrédients, et un rythme lancinant pour emballer le tout. Nana ponctue le morceau d’onomatopées, et fait vivre la vibration. Que dire… Cette chanson me fait juste du bien.

I have to admit… I am sort of a sucker for Brazilian music, Fender

Rhodes, and fusion. This song has all of that and a sweet groove to

boot. Nana punctuates throughout with nonsense syllables and keeps the vibe alive. What can i say… This song just makes me feel good.


The Embassy – Stage Persona

C’est difficile à expliquer… J’ai entendu cet album à Linköping dans un club où nous jouions, et c’est devenu immédiatement une sorte d’obsession. Après le premier morceau, je croyais avoir affaire à une sorte de New Order bizarre, mais j’étais de plus en plus intrigué à mesure que le disque avançait. Il y a quelque chose en eux qui me rappelle Lansing-Dreiden. Quand les paroles deviennent débiles, j’essaie juste de me rappeler qu’ils sont Suédois. Le passage à la guitare hawaïenne à la fin de cette chanson est une tuerie.

This is hard to explain… I heard this album in Linköping at the club

where we were playing and somehow it became an immediate obsession.After the first track I thought i was hearing some weird New Order album, but as it progressed, I became more and more intrigued.

Something about them reminds me of the way Lansing-Dreiden make me feel. When the lyrics get silly, I just remind myself that they are

swedish. The slide guitar at the end of this song kills me.


American Spring – Everybody

Un message simple, sérieux… « tout le monde a ses moments de solitude ». J’adore ça. Cette chanson me parle vraiment. L’album entier est vraiment barré, au chant il y a Marilyn Wilson-Rovell et sa sœur, à la production Brian Wilson (il était à cette époque marié avec Marilyn), ça me rappelle une version moins policée des Carpenters. Cette chanson fait particulièrement Pet Sounds , grâce à la magie de Brian Wilson. J’adore le break avec le piano déglingué et le son de synthé complétement fou qui arrive à la fin, pour rester dans une tonalité étrange et 70′s.

Such a simple, earnest message… “Everybody has a lonely moment”. I

love it. For some reason this song really speaks to me. The whole album is really wild, featuring Marilyn Wilson-Rovell and her sister,

produced by Brian Wilson (Marilyn’s husband at the time), it reminds of

a less polished version of the Carpenters. This song is particularly

“Pet Sounds” thanks to the magic of Brian Wilson. I love the breakdown

with the piano that hardly works and the crazy synth sound that comes

in at the end, keeping things weird and 70s.


Linda Perhacs – Chimacum Rain

Son disque Parallelograms est enfin distribué plus largement. Cette chanson est une vraie réussite pour moi. La voix de Linda est incroyablement délicate et belle, et ses harmonies vocales sont tout à fait remarquables. Généralement, les jours de pluie ou de nuages ne sont pas mon truc, mais là, les paroles pleines de mysticisme font que l’ensemble sonne vraiment bien. J’ai du mal à croire qu’elle était dentiste, surtout quand j’écoute le morceau qui donne son titre au disque, c’est quelque chose de vraiment très très trippant.

Finally her record ‘Parallelograms’ is more widely available. This song

really does it for me. Linda’s voice is incredibly delicate and

beautiful, and her vocal harmonies are remarkable. I’m not usually into

rainy or cloudy days, but these mystical lyrics make that sound pretty

nice. It’s hard to believe that she was a dental technician, especially

after listening to the title track, really really trippy stuff.