La Blogothèque

Man Man

Ca chauffe pour Man Man , qui a un mois de la sortie de son nouveau disque Six Demon Bag est mentionné à gauche et à droite sur la toile. C’est pourtant dans ces pages que j’en ai entendu parler pour la première fois, bien caché dans le top 2004 de Furax.

Découverts en première partie des Fiery Furnaces , avec lesquels l’assortiment était plutôt réussi, Man Man est un groupe originaire de Philadelphie, composés de 4 ou 5 membres, qui pour l’occasion étaient tous habillés et grimés en blanc.

Beaucoup de percussions, un piano saloonesque, des morceaux aux structures étranges, ou plutôt une ininterrompue succession de mini-morceaux, un chanteur moustachu doté d’une énergie phénoménale et répondant au nom étrangue de Honus Honus, voilà quelques éléments pour tenter de décrire Man Man et sa musique.

Pas facile d’y déceler des influences, ni d’y reconnaitre des similarités, on pourrait tenter d’évoquer les Decemberists ou bien Black Heart Procession , mais autant donner la parole aux intéressés: leur page sur myspace indique qu’il sont influencés par le yéti, Smooth Johnny Machette et qu’ils sonnent comme le Kung Fu, une blessure au poignard, le sexe . Nous voilà biens.

Impression de remonter le temps, de se retrouver planté quelque part dans le désert de l’Utah, en plein milieu d’un épisode de la série Carnivàle , où les Man Man seraient une attraction itinérante à eux tous seuls, entre géants, femmes à barbes, grande roue et médiums.

En extrait, 10 lb Moustache , un morceau de l’album précédent, puis Ice Dogs tiré du nouvel album à venir, et enfin 10 minutes du concert auquel j’ai assisté (Boston, Museum of Fine Arts, 12 octobre 2005)… c’est à dire presque 25 chansons.