Vincent Noiray
MES CINQ ALBUMS DE L’ANNEE
1. TOCOTRONIC – Pure Vernunft darf niemals siegen
(L’âge d’or)
Le groupe de Hambourg a sorti dès les premiers jours de 2005 un album indépassable, au songwriting parfait. Un classique de pop rock aux mélodies intemporelles. Dirk Von Lowtzow chante en plus de mieux en mieux. Ne passez pas à côté!
- Ecouter Aber hier leben, nein danke / Acheter
2. THE NATIONAL – Alligator
(Beggars Banquet)
En route vers la gloire, The National a livré cette année un troisième album maîtrisé et puissant, porté par le chant habité de Matt Berninger, entre New York Underground et belles envolées lumineuses. Energie, mélodies et beauté au programme.
-Ecouter Looking For Astronauts / Acheter
3. HERMAN DÜNE – Not On Top
(PIAS)
Les parrains de l’antifolk français étaient cette année au rendez-vous pour un album mélancolique et beau, entre élégie et humour. Les mélodies et les paroles touchent juste.
-Ecouter Slow Century / Acheter
4. JEFFREY AND JACK LEWIS – City & Eastern Songs
(Rough Trade)
Pour la première fois, Jeffrey Lewis entre en studio, accompagné de son frère Jack “Lesser” Lewis et du producteur légendaire Kramer. Résultat : un album oscillant entre rock’n'roll nerveux et ballades délicatement enluminées d’arrangements discrets. Alors qu’Adam Green est devenu de plus en plus pompier, Lewis se sort avec classe de son passage à la technologie, et confirme son talent de songwriter pas si simplet.
-Ecouter Don’t Be Upset / Acheter
5. WHY ? – Elephant Eyelash & Sanddollars e.p.
(Anticon)
Vous aimez les Beach Boys ? Vous aimez Pavement ? Imaginez un mélange des deux, porté par le flow désinvolte de Yoni Wolf, membre de cLOUDDEAD et de Hymie’s Basement. Le rock californien à l’état pur. On ne peut pas faire plus cool ni plus inventif. Grand.
-Ecouter Sanddollars / Acheter
MES CINQ CHANSONS POUR 2005 :
En plus des disques plus hauts nommés, j’ai vraiment adoré les chansons suivantes :
1. MALCOLM MIDDLETON – Devastation
: la moitié d’Arab Strap livre la chanson d’amour définitive, déchirante et magnifique.
2. ROBYN – Konichiwa Bitches
: LA Bombe R’N'B de l’année, qu’on aurait bien aimé trouver chez Madonna, vient du froid. De Suède exactement, et cette Robyn n’a pas froid aux yeux, par Odin !
3. SERENA MANEESH – Drain Cosmetics
: on reste en Scandinavie, mais on passe en Norvège et on change de style. Cette fois, c’est du lourd, qui nous ramène aux plus belles heures du shoegazing. Une grosse claque de rock’n'roll psyché, avec chœurs et Fender jaguar à gogo. Céleste!
4. AKRON/FAMILY – I’ll be on the water
: la découverte de l’année chez Young God Records. Si leur côté expérimental ennuie, leur versant bucolique enfonce tous les Iron & Wine de la terre. En voici la preuve.
5. ANDREAS DORAU – Wir sind keine Freunde
: le vétéran de la Neue Deutsche Welle a sorti cette année un album gorgé de pépites electro pop et souriantes. Dansez maintenant !
-Acheter Ich bin der Eine von uns Beiden
Manur
Comme l’année dernière, je laisse lâchement de côté ce qui a déjà été fort justement encensé par mes collègues, que ce soit Herman Düne , Okkervil River , Spoon ou Sufjan Stevens .
Cinq Albums
Rosie Thomas – If Songs Could Be Held
Le «coup de foudre» est un mensonge de magazines de basse tenue. J’écoute Rosie Thomas avec une attention discrète depuis son premier album, le fragile When We Were Small
de 2002, mais c’est ce troisième enfant, ce troisième témoignage d’un amour patient et solide qui m’a révélé la beauté et l’importance fondamentale de la musique de Rosie Thomas. Douces sans être niaises, branchées (SubPop, tout de même) sans être indignes, les chansons de Rosie ont accompagné mon second semestre 2005 avec élégance et une belle tendresse.
- Ecouter Pretty Dress / Acheter
Low – The Great Destroyer
Victime du détestable syndrome du “c’était mieux avant”, ce grand, cet immense destroyer, ambitieux et concentré, est pourtant l’une des réussites les plus manifestes de l’année écoulée. Enregistré par n’importe quel groupe débutant, bien des génies auraient été invoqués. Car l’explosion du carcan slowcore, déjà en germe dans Trust
, est ici magistrale. Bien peu avaient déjà arpenté les terres brûlées ici cartographiées par le trio américain. Qui en reviendra indemne ?
- Ecouter Monkey / [Acheter
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Jaga (Jazzist) – What We Must
Autres latitudes, autres défricheurs de territoire. Comment qualifier l’empilement sonore de l’indénombrable classe verte scandinave ? Anti-jazz hédoniste ? Avant-rock cuivré ? Musique de fjords, en tous cas, tellurique et élémentaire, libre de toute contrainte, externe ou choisie. Jaga fait probablement encore peur ; on est pourtant loin d’un certain onanisme laptop soporifique. Ici, la mélodie guide et cajole, la joie sourd à chaque phrase, chaque note est profondément humaine et généreuse. Chaque seconde de What We Must
est une preuve que la musique populaire est encore bien vivante.
- Ecouter Oslo Skyline / Acheter
M.I.A. – Arular
Arular
aura marqué de son empreinte l’année 2005. Difficile en effet de trouver un son (rêche, minimal ET dansant) et une voix (primitive, pleine d’allitérations et de sensualité) plus reconnaissables. Je me suis laissé ensorceler par l’appel reptilien de M.I.A. et Diplo : tambours, révolution et promiscuité sexuelle, tout l’attirail d’un exotisme de pacotille, la reconstruction fantasmée d’une Asie pour backpacker
, vue des banlieues du Greater London
. Fantasme, certes, mais fantasme assumé d’une M.I.A. avant tout artiste, et surtout bombe à dancefloor d’une impressionnante virtuosité.
Bloc Party – Silent Alarm
Oh, j’ai essayé de lutter. dEUS
aurait mérité cette place, Spoon
aussi. Mais enfin, sur l’ensemble de l’année, cela n’aurait pas été honnête. Ce Silent Alarm
qui m’a pris par surprise (quel préjugé défavorable tout être sensé n’aurait-il pas envers n’importe quel groupe britannique à guitares soutenu par le NME ?) a en effet occupé mes platines pendant tout le premier semestre. Que dire de définitif sur Bloc Party ? Peut-être simplement que leur principale qualité est de chercher à tout prix à n’imiter personne, malgré des ingrédients de départ rigoureusement identiques à ceux de tous leurs piteux voisins. Ajoutez-y une écriture capable d’éclairs de talent répétés, et voilà l’album de brit-rock le plus intéressant entendu depuis des lustres. La grande inconnue restant la capacité de Bloc Party à confirmer sur la longueur. Qui vivra verra.
- Ecouter Banquet (chez Insound) / Acheter
Mais aussi :
- Katerine , Robots après tout . Le retour au sommet de Katerine, de loin son album le plus cohérent depuis les mauvaises fréquentations , et en plus il nous fait danser.
- Jérôme Attal , Comme elle se donne . Toujours la grande classe en studio et des concerts de plus en plus intenses.
- Coralie Clément , Bye Bye Beauté . Une charmante réussite dans le pop-rock français, et aucun morceau à jeter.
- dEUS , Pocket Revolution . Quand un groupe qui nous a habitué à des chefs-d’œuvre ne commet qu’un excellent album, tout le monde est ingrat, même leur plus grand fan à la Blogo. Pocket Revolution contient pourtant la plus belle chanson jamais enregistrée, Nothing Really Ends . Je répète. La. Plus. Belle. Chanson. Jamais. Enregistrée.
- Rachel Stevens , Come And Get It . L’album le plus écouté dans ma voiture en 2005, et ce n’est pas péjoratif !
- Dirty Three , Cinder . Pernice Brothers , Discover A Lovelier You . The Go! Team , Thunder Lightning Strike . The Magic Numbers . American Analog Set , Set Free . Spoon , Gimme Fiction . Sufjan Stevens , Illinoise . Herman Düne , Not On Top . Okkervil River , Black Sheep Boy (mémorable en concert).
Cinq Chansons
Katerine – Borderline : tout va bien.
TTC – Dans le Club : avec leur dégaine de branleurs.
M.I.A. – Hombre : did your mama tell you about me ?
- Acheter Arular .
Rachel Stevens – Funny How : i’m getting high on emotion.
Coralie Clément – Ta Révérence : aurais-tu perdu ton aisance, ta faconde et ta bienséance ?
- Acheter Bye Bye Beauté (avec copy-protection néfaste de chez EMI, à vos risques et périls).
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Fandor
4 albums
Antony & the Johnsons – I’m a Bird Now (Secretly Canadian)
Pour toutes les raisons jamais exprimées ailleurs mieux qu’ici même par Jérôme Solal, et encore là.
Xiu Xiu – La Forêt (5RC)
Pour toutes les raisons que j’ai essayé d’exposer ici.
LCD Soundsystem – LCD Soundsystem (DFA)
Promesses tenues par ce double album touffu qui bâtit une sorte de road movie electro-rock à la fois sautillant et neurasthénique. Avec bien sûr l’hymne “Tribulations” qui s’intègrerait à merveille dans un projet Crying Dance #2 (certains blogomixeurs comprendront).
- Voir le clip de “Tribulations” / Acheter
Lou Barlow – Emoh (Domino)
Le dernier opus de Lou Barlow ne témoigne, Dieu merci, d’aucune maturité mais bien de l’urgence émotionnelle du meilleur Sebadoh ou Folk Implosion. La chanson-titre (version palindrome) “Home” est à mon avis l’une des plus belles choses entendues en 2005.
5 morceaux
Casiotone For The Painfully Alone – Young Shields
: oui, je sais, la sortie de ce single n’est prévue que pour fin janvier, mais j’ai déjà ecouté ce titre environ 150 fois sur la page myspace où il est disponible, signe indubitable qu’il doit s’agir d’une des meilleurs chansons que j’ai entendu en 2005. (Update : à l’heure où j’écris ces lignes, “Young Shields” a laissé la place à un autre morceau du prochain album de CFTPA, un peu moins génialissime à première écoute, mais qui confirme néanmoins qu’Etiquette est l’une des sorties de 2006 que j’attends avec le plus impatience).
Patrick Wolf – Wind In The Wires
: faut-il redire tout le bien qu’on pense de Patrick Wolf, sur disque comme en concert?
Nancy Sinatra / Morrissey – Let Me Kiss You
: ce morceau était déjà présent sur le disque de Morrissey sorti en 2004, avec ces paroles d’une évidence absolue, mais ce n’est que dans la version chantée par Nancy Sinatra qu’il m’a véritablement fait tomber en pamoison, ne me demandez pas pourquoi.
Ladytron – Destroy Everything You Touch : un tube imparable qui maîtrise une production “artillerie lourde” avec une aisance digne des Pet Shop Boys, même si le reste de l’album n’est pas vraiment à la hauteur (merci Tigermilk aka Orouni d’avoir passé ce titre au FightPod!).
Daft Punk – The Brainwasher
: pour contrer le backlash insensé qui a frappé Daft Punk cette année (et dont le Robots après tout de Philippe Katerine a enfin fait justice), alors même que Human After All poursuit dans la veine 80′s distanciée de Discovery mais dans une tonalité beaucoup plus sombre et désespérée – presque aussi fascinante, sur certains titres comme ce “Brainwasher”, que la musique composée par Thomas Bangalter pour le film “Irréversible”.
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aKa
EN MODE SHUFFLE: Polaroïd de mes souvenirs, désordonnés et incomplets, d’une année musicale riche en émotion et en plaisirs. Une sélection parmi d’autres, en mode Shuffle.
MATT ELIOTT – Drinking songs
Puisqu’il paraît que l’album est bien à mettre au compte de cette année 2005, il ne m’est pas possible de faire l’impasse sur Matt Eliott. Hypnotiques, tourbillonnants, une bien belle collection de titres en forme de spirale qui accumulent les nappes, prennent en force ce qu’elle ne perdent pas en émotion, engouffrant tout et ne laissant rien idem. Le genre de chamboulement dont je raffole. Vas-y, fouettes-moi !
MARIA RITA – Segundo
Souvenir de voyage, ce second album de la fille d’Elis Regina m’a dès la première écoute impressionné par l’intelligence de ses mélanges. Influences multiples, savamment dosées et mariées, délicatesse et maturité, Segundo
est un album d’une grande modernité qui se cache derrière un apparent classicisme. Jazzy, soul, MPB mais pas seulement, voici assurément une de mes plus heureuses découvertes de 2005
NACHO VEGAS- Dezaparesca aqui
En 2005 j’ai enfin pu voir Nacho Vegas (cfr. Primavera 2005). Et, par la même occasion, me procurer son dernier album. Plus nuancé que ses prédécesseurs, Desaparesca Aqui
n’aura plus quitté dès lors ma platine. Et encore une fois, que ce soit en laser ou en concert, Nacho Vegas n’aura pas cessé de me faire chantonner et frissonner, envoûté par cette voix, ce je ne sais quoi de cowboy asturien qui me met sans dessus-dessous, le moral dans les chaussettes, mais le regard porté loin devant, plein de nostalgie et d’espoir à la fois.
- Ecouter Nuevos planes, idénticas estrategias / Acheter
HERMAN DUNE – Not on top
Rien à redire, sans surprise, si ce n’est celle de dépasser encore une fois mes attentes. Un fameux filon pour les frérots franco-suédois qui nous livrent ici quelques pépites de leur plus grand cru. Et bien belle découverte que celle de Diane Cluck qui les accompagne sur scène.
- Ecouter You Could Be A Model, Goodbye (BBC Session) / Acheter
DEVENDRA BANHART – Cripple crow
Peut-être est-ce parce que je ne suis pas tombé dans la marmite tout de suite qu’en me tournant aujourd’hui vers 2005 je peux encore me permettre d’évoquer le nom de Devendra, sans encourir le risque d’une indigestion. Un album avec Vetiver sorti fin 2004, un concert mi-2005 et enfin un nouvel album découvert récemment à mon retour d’une absence prolongée. Deux semaines, c’est trop peu que pour se décider sur le sort de ce Cripple Crow
? Et pourtant, après ces 15 jours d’écoute, je n’y trouve que des motifs de réjouissance. Belle livraison d’un artiste que l’on aurait pu croire enfermé dans une formule trop séduisante et qui semble au contraire ici réveler l’étendue infinie de ses potentialités. Un album plein de nouvelles choses et de toujours autant de douceur.
ARCADE FIRE – Funeral
Chryde l’avait déjà inclu dans son top 2004. Quant à moi, c’est la première moitié de 2005 qui fut toute entière habitée des mélodies de Funéral
. Mais aussi hanté de la crainte d’être déçu d’un concert que trop attendu. Au contraire, malgré cette attente souvent annonciatrice de déception, j’ai bel et bien eu droit à ma grande claque. Tant pour le disque que pour cette heureuse violence, je serais bien ingrat aujourd’hui de ne pas inclure les canadiens dans ce récapitulatif de fin d’année. En croisant les doigts pour qu’un tel suplice se reproduise au plus vite.
- Ecouter Wake Up (live feat David Bowie) / Acheter
BLACK MOUNTAIN – Black Mountain
Je ne sais plus quoi dire de cet album pour lequel les superlatifs ont déjà succédés aux superlatifs. Ca surprend, ça balance, ça envoûte, ça séduit, ça s’apprivoise assez vite, ça aboit quand il faut, ça fait ses besoins dans le jardin et ça reste toujours fidèle. Un parfait compagnon pour l’hiver, même un an après.
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FRANK BLACK – Honeycomb
Et dire que j’ai failli cloturer cette sélection en omettant de citer celui là même qui, ces dernières années, semble avoir pris pour habitude de m’infliger régulièrement quelques upercuts mémorables. A chacune de ses sorties je m’attends à assister à une débacle, à constater la fin d’un rêve, le combat de trop livré par une ancienne gloire du ring. Et immanquablement (jusqu’à ce jour et sans que 2005 y fasse exception) je prends au contraire une branlée, me retrouve collé au tapis, la bouche bée et le casque visé aux oreilles, décontenancé et plein d’admiration. Une nouvelle victoire par K.O. pour Frank Black que la fréquentation des stades ne semble pas avoir détourner de son paisible chemin.
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Parce qu’il a fallu choisir, parce que les souvenirs d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier ni ceux de demain, parce que les noms suivants ne sont pas forcément estampillés 2005 ou parce qu’ils sont trop récent pour avoir fait l’objet d’une juste évaluation, ils sont recallés à la section “name-droping” : Iron & Wine + Calexico, Lou Barlow, Katerine, Bloc Party, Micah P. Hinson, Antony & the Johnsons, Final Fantasy, The Dirtbombs, Bertrand Betsh, Daft Punk, Diane Cluck, … to be continued.
5 SONGS :
Décidemment, on nous veut du mal.. choisir 5 chansons parmi les souvenirs éparses d’une année forcément trop riche… Quel acharnement ! Un parti pris dès lors, pour cet exercice : souvenons-nous des moments légers et ou festifs.
BLOC PARTY – Banquet : En souvenir de Dany, du zoulk et du 3 septembre 2005. Bref, que des souvenirs à moi.
GORILLAZ – Feel Good Inc.
: Hurler dans sa voiture de location sur les routes caillouteuses de la patagonie en se prenant pour un rappeur 3D alors qu’on pourrait être en train de tondre le mouton avec Florent Pagny… Merci, merci, merci !
JULIEN BAER – Drole de situation
: Bonheur de décomplexion, puiser dans le culte (The Meters) et chanter par-dessus (en français), le tout sans masque (cfr. M.), sans caricature (cfr. Sinclair) et sans tapage médiatique.
- Acheter Notre-dame des limites
DAFT PUNK – Human after all : “Toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du buz”.
FRANCOIZ BREUT – Km83
: avoir envie de pleurer en écoutant une chanson de Dominique A, à défaut d’être léger, ça peut être une très bonne raison de faire la fête très vite.
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