La Blogothèque

SOS Tocotronic

Mais pourquoi personne (à part moi) ne parle de Tocotronic ? Mystères insondables de la hype. Que demande-t-on à un groupe de rock ? D’écrire de bonnes chansons ou de remetrre les converse all star à la mode ? D’avoir un discours cohérent et des paroles recherchées ou de hurler des inanités et de faire des déclarations tapageuses ? D’être ouvert, sympathique et disponible ou arrogant, méprisant et puant ?

A priori, je préfère la première option, et Tocotronic répond parfaitement à la définition du groupe idéal. Une carrière active, toujours en évolution, tout en respectant des règles essentielles : une qualité mélodique et sonore irréprochable, des textes à la fois poétiques, personnels et universels, des concerts engagés et physiques. Bref, Tocotronic est un groupe qui travaille, et qui a le bon goût que cela ne se sente pas. Les Hambourgeois viennent de sortir un best of, qui fait suite à leur album Pure Vernunft darf niemals siegen (la raison pure ne doit jamais triompher) sorti début janvier, et qui figurera, à l’heure des bilans (cette heure est proche, godspeed, rassure-toi!) en tête de ma liste.

C’est en effet un album riche et simple, au son incroyablement dynamique, grâce à des guitares tranchantes et une batterie efficace, mais surtout un album sans faiblesse, soigné de bout en bout. Chaque mélodie reste dans la tête, et si l’on fait l’effort de s’intéresser aux paroles (pour peu que l’on connaisse un peu d’allemand), on découvre en Dirk Von Lowtzow un songwriter inspiré et original. Voici deux exemples flagrants du talent de Tocotronic : les deux premiers singles extaraits de Pure Vernunft… . Deux condensés de pop accrocheuse et addictive. Bref un groupe à chérir, facile d’accès. Faites passer la bonne parole, ça fait dix ans que ça dure !

Et, natürlich, bon anniversaire Camille!

A la semaine prochaine.