Si l’on fait le compte de ce que l’on aime dans la musique (enfin je dis on, c’est un « on » de modeste majesté), c’est un mélange d’énergie propre au rock’n'roll, d’évidence mélodique porteuse de grâce et souvent de mélancolie évocatrice. La bonne musique a cette capacité d’embellir l’atmosphère et le décor de vie tout en permettant d’extérioriser sa rage, sa peine, ses angoisses, ses frustrations. Alors quand on rencontre un groupe, un album, une chanson qui synthétise toutes ces qualités, la vie est tout simplement plus belle. Mon dernier élu est un groupe norvégien, répondant au nom étrange de Serena Maneesh
.
Les membres de ce groupe ont certainement grandi en écoutant les groupes shoegazers
et notamment les Boo Radleys période Everything’s allright forever
et Giant Steps
. On retrouve chez les Scandinaves un son à la fois bruitiste et psychédélique, mais répondant aux rigoureux canons de l’orthodoxie pop. Violoncelles distordus, percussions, mais aussi bien sûr Fender Jaguar à fond, le mélange est idéal.Les morceaux sont donc à la fois libres, tortueux et savamment construits. Ca part dans tous les sens, mais ça ne va pas nulle part. Du coup l’auditeur est transporté avec délices dans des labyrinthes soniques excitants et énergétiques. Serena Maneesh, ou la négation de la dépression!
Serena Maneesh
Le 15 novembre 2005





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