La Blogothèque

Sidi Ali, « Saturday » et samedi

Sidi Ali n’a pas enregistré beaucoup de morceaux, mais il sait déjà, il vous le dira, qu’ils sont très longs. Trop longs ? On ne sait pas. Mais on a beau y réfléchir, on a beau écouter son I love you when you’re drunk ou son nouveau morceau Saturday , on ne voit pas trop où on pourrait couper.

Saturday est une chanson qui prend son temps, qui déroule ses trois mouvements comme on (ne) sort (pas) d’une longue torpeur, et a la sagesse de ne jamais précipiter son déroulé. L’histoire d’un slacker malgré lui, mis en mode inertie par un départ, penaud et obsédé par un retour. Je la connaissais depuis des mois en live, j’ai connu différentes démos, et je la trouve aujourd’hui aussi forte en studio qu’en live. Une chanson millefeuille, une belle chanson millefeuille, la naissance au ralenti d’une obsession.

Sidi Ali est un ami. Malgré ça, presque, j’aime cette chanson, j’avais envie de la faire passer, c’est donc fait. (En plus il chante mieux qu’avant)

J’en profite pour rappeler qu’il reste deux places à gagner pour son concert de samedi (avec un groupe !) au Nouveau Casino. Pas fou, il pense même à assurer la pub du groupe dont il fait la première partie. Dans un mail reçu ce matin, il m’écrit :

«Je t’en avais parlé, peux-être l’as tu entendue depuis puisqu’elle elle sur le site de kid congo mais cette chanson est splendide… Genre Leonard Cohen meets Troy von Balthazar meets Nick Cave meets Laura Veirs : Power »

-> Sidi Ali – Saturday

-> Sidi Ali – I love you when you’re drunk