La Blogothèque

Il n’y a pas qu’Arcade Fire dans leur vie

Ce que la rumeur annonce comme étant le son du prochain Arcade Fire – plus acoustique, plus expérimental, mieux produit – se trouve déjà sur Recording A Tape The Colour Of The Light , le premier album de The Bell Orchestre, paru il y a un mois. Tout se tient : trois des cinq membres du groupe ont participé à l’enregistrement de Funeral , dans le même studio, à la même période. Richard Parry – le grand roux qui joue de tous les instruments et assomme ses toms sur Wake up – est le plus connu. Son nom figure sur les stickers de promo, logique… Ce n’est pas faire justice à Sarah Neufeld et Pietro Amato . La première est violoniste, le second joue du cor français. Les deux instruments sont omniprésents – avec une section rythmique classique – sur les 52 minutes de ce disque sans parole et dont les morceaux oscillent entre 1 et 14 minutes, ce qui n’aide pas à l’apprivoiser tout de suite.

Composée à l’origine pour accompagner de la danse contemporaine, avant de recevoir une vie propre, la musique de The Bell orchestre rappellera forcément celle d’autres Montréalais fameux (Godspeed…), avec moins de cohérence et de gravité, mais plus de légèreté et de variété. Arcade Fire n’est pas très loin non plus quand la cloche de Neighborhood #3 enveloppe le son, ni quand il est question de “Tunnel” avec une étonnante obsession dans le titre de plusieurs morceaux (ceux de Neighborhood #1 ?). Si d’ailleurs Arcade Fire devient un groupe de stade, il faut espérer que 2% des fans récemment convertis pousseront leur curiosité jusqu’à cette musique rare et radicale. Pour compléter le topo, je vous parlerai bientôt d’un autre projet auquel a participé un Arcade Fire; le violoniste Owen Pallett . Pas Final Fantasy, mais Picastro et son album Metal Cares , publié cet été en Angleterre par Monotreme records. Un autre univers très spécial. Avec de la voix, cette fois.

> Trois vieux morceaux à écouter sur le site officiel.

> La chronique de la BBC avec deux titres en écoute.

> Torngat, l’autre projet de Pietro Amato.