Pourquoi un second post sur Charles Stepney ?. Parce tout n’avait pas été dit, c’est sûr, mais aussi parce que j’ai reçu aujourd’hui Rotary Connection , le premier album du groupe. Marshall Chess avait confié les clés du studio à Stepney pour produire un son fort, dans l’air du temps mais aussi un peu en avance, barré, démesuré, gothique. Sur cet album, des reprises méconnaissables, des sons plus que des chants, qui flottent aussi haut que le peut la voix de Minnie Riperton . Leur memory band m’a tout de suite attiré l’oreille, et pour cause, puisqu’on le retrouvait sur le sublime album de Minnie Riperton , en solo avec, toujours, Stepney à la production. Come to my garden , le disque de rêve pour les amateurs de production indiscrète et d’easy listening torturé. Mais revenons à ce Memory Band et à ses bruits de percussion mixés en stéréo sur ce chant enfantin : je crois bien avoir déjà entendu son sitar chez A Tribe Called Quest .
Dans cette interview, peut-être la seule de lui (il est mort très jeune, à 43 ans), Charles Stepney parle de son aversion pour les critiques prompts à parler de surproduction. Ailleurs, il taille un short au Beatles en plaçant Georges Martin , leur producteur, sur un piédestal. Et c’est sûrement pour le venger qu’il s’est emparé des chansons si simples du double blanc, les a orné de violons, de bruits synthétiques évanescents, dans des arrangements aussi majestueux que peu discrets. C’est sûr, certains parleraient de surproduction, mais pas moi, Charles.





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