Ce soir, iTunes et une certaine Ramona m’ont sauvé d’une frustration certaine. Sautant allègrement de blog en blog, à la recherche de musiques capables de soulager une sale soirée dominicale de sale boulot, je suis tombé sur un billet de Songs : Illinois (que l’on ne recommande pas assez souvent), qui vantait le mystérieux groupe Ramona Cordova.
Il ne savait pas s’il s’agissait d’un seul musicien ou d’un groupe. Tout ce qu’il savait, il l’avait emprunté à la pauvre page vantant leur premier disque, The boy who Floated freely , l’histoire d’un garçon recueilli par une bande de gitans, qui boit une potion, tombe amoureux d’une belle Marcia, et entend les guitares jouer et les mains claquer avant d’être de nouveau abandonné et libre.
Quatre morceaux bariolés, jouant comme le Devendra nouveau de métissages hispanisants, une voix fragile, m’ont tout de suite donné envie d’aller voir plus loin. Mais je ne fus pas seul : la maison de disques américaine est, selon Songs: Illinois , en rupture de stock. Elle n’accepte pas les commandes venant d’Europe, et leur boîte aux lettres est pleine. Je le voulais pourtant, cet album. Vite.
Heureusement (et la chose est assez rare pour être soulignée), le iTunes français n’était pour une fois pas à la ramasse. L’album est disponible au téléchargement. Il passe en ce moment. Il est bien. Des chansons folk habitées de sautillantes arpèges, visitées par des glockenspiels et des guitares manouches, chantées par un troubadour malingre. Bref, encore un album concept, encore un hippie. C’est de saison, c’est bon.





Commenter