La Blogothèque

The Sea Urchins

(…) I hear things like this which surprise the hell out of me that the Sea Urchins still impact on people. It’s very nice but I don’t quite understand it.}

Extrait d’une interview de James Roberts sur [www.indiepop.it-> http://www.indiepop.it/articoli/delta_int_eng.htm]

Non, James Roberts ne comprend pas ce qu’on trouve aux Sea urchins . Pourtant …

Pristine Christine , rien de moins que le premier 45 tours sorti sur Sarah records . Des arpèges attendrissants lovés autour d’une ligne de basse à 5 notes au moins, un refrain juvénile sur un roulement de batterie, un orgue farfisa tout discret, Pristine Christine quoi, classique immortel de la twee pop.

C’est sur Solace que j’avais craqué, pop song à la construction superbement classique et aux chœurs plaintifs, pour moi le summum du cool. James et son frère Patrick mélangeaient crânement leurs voix nasales, et sur Solace comme sur le lumineux A morning odyssey , single suivant, on pouvait déceler un soupçon d’arrogance qui détonait dans l’univers gentillet des groupes Sarah records. Erreur de casting, les Sea Urchins n’avaient rien d’érudits pop doucement déprimés. Everglades , Sullen eyes , Please rain fall n’étaient que d’imparfaites (mais si charmantes) œuvres de jeunesses.

Fini d’attendrir, se mesurer aux classiques, devenir un grand groupe : c’est la (triste) histoire de Delta , la semaine prochaine.