Cela n’avait rien à voir avec ces séances d’hypnose collective que TF1 et le zapping nous donnent à voir, parfois. C’était beaucoup plus fort et spectaculaire. Lundi soir, coincé entre That summer et The National, Flotation Toy Warning a envoûté le Café de la danse pour son troisième concert parisien. Pendant « Donald pleasance » (le morceau de l’année 2004 si Neil Hannon n’avait pas écrit “Our mutual friend ”), la salle entière planait au-delà de notre stratosphère. Aussi beau à voir qu’à entendre.

Flotation Toy Warning est encore en tournée française pendant dix jours. Si vous en avez les moyens, ne les manquez pas. Nous sommes tellement convaincus de l’importance que ce groupe londonien que nous publierons, le mois prochain, un long article sur sa musique mutante, aérieenne, ambitieuse et enchanteresse. Ses cinq musiciens nous ont reçus gentiment et longuement avant leur concert, et il nous faut maintenant le temps de dérusher… Pour en saisir un peu plus sur leur son unique, il est amusant de jeter un oeil sur la bio publiée sur leur site officiel. On y apprend que leurs deux EPs de 2002 (aujourd’hui introuvables) prennent racine dans une… expédition polaire qui remonte à la fin des années 1760.
«Ce texte est une extension de notre musique , nous a expliqué le chanteur du groupe Paul Carter , lundi. Nous espérons qu’elle capture un certain état d’émerveillement. Aujourd’hui, avec la profusion de chaînes d’info en continu, le monde se trouve dans nos salons tous les jours. Alors j’ai cherché quelque chose qui nous rapprocherait de cette époque où le monde était un mystère et où les gens ne savaient tout simplement pas quels territoires les entouraient. D’où cette idée de héros explorateur. Quand on vit en ville, il est si facile de perdre tout contact avec ce besoin d’explorer, de trouver de nouvelles choses, comme au temps où le monde semblait plus grand qu’il n’est. Nous espérons que notre musique traduit l’état d’excitation et peut-être de frousse face à l’inconnu .» Vaste programme, balayé avec classe dans l’indispensable “Bluffer’s guide to the flight deck” paru l’an passé, brillamment résumé sur scène et patiemment détaillé très bientôt sur la blogothèque.
- Ecouter la réponse de Paul Carter.





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