La Blogothèque

Presque parfait

Que manque-t-il donc à Josh Rouse ? Il a tout, se dit-on. Des chansons pafaitement taillées, des mélodies entraînantes juste ce qu’il faut, un bon équilibre entre les balades et des morceaux plus enlevés mais non moins mélancoliques, une production en parfait équilibre au dessus des goufres du tout-venant radiophonique, une voix familière et chaleureuse… Si les radios qui se vantaient de fournir “le son pop-rock” passaient ses chansons, les après-midi sur les Nationales passeraient bien mieux.

Mais non, il reste cantonné à une fan base fidèle mais menue. Le succès n’est pas là. Est-ce dû à ces trois quatre morceaux qui gâchent la qualité des pépites qui font le reste ? Est-ce dû, comme le dit si bien François Gorin dans Télérama, à l’intimité avec lequel on se met, avec le temps, à l’aimer ?

Nous ne saurons probablement jamais. Et nous regarderons Josh jouer face à trois cents personnes comme s’il était face au public d’un stade. C’était un bon concert, avec comme seul défaut d’être presque trop bien rôdé pour la petite audience qu’il allait satisfaire dimanche soir. Bref, le petit gars aux costumes impeccables mérite qu’on se penche un peu plus sur son cas. Juste un avis : si vous deviez acheter un album, je vous conseillerais 1972 plutôt que Nashville , son dernier.

Sinon, quoi ? It’s the nightime , tirédu dernier album et filmé lors du concert donné dimanche soir au Trabendo, à Paris.

- Voir la vidéo de Winter in the Hamptons