La Blogothèque

Post Notre Dame de Paris

Dans un monde idéal c’est avec des œuvres comme celles-ci que l’on monterait des comédies musicales (soupir).

Il y a peu on m’a prêté un disque qui m’a intrigué. Le titre, I, Lucifer et le nom du groupe, The Real Tuesday Weld ne me rappellaient rien, mais vous savez bien comment c’est: un disque prêté par un ami, même avant de l’écouter, on sent si on va l’aimer ou pas.

J’apprends donc que The Real Tuesday Weld est en réalité le nom de chanson d’un certain Stephen Coates, Britannique, et que I, Lucifer est la bande-son imaginaire du roman du même nom écrit par Glen Duncan. Les deux larrons ont été colocataires à Clerkenwell.

Il s’agit de morceaux aux arrangements majestueux et aux multiples ambiances, d’un disque s’écoute ou se lit sans un instant d’ennui. Mille parallèles viennent à l’esprit: Gainsbourg, Burt Bacharach, The Divine Comedy… La virtuosité musicale de Stephen Coates emporte cette œuvre dans de nombreuses directions et pourtant elle est très cohérente.

En extrait, The Eternal Seduction of Eve , une pièce affectée et chuchotée plutôt que chantée, au charmant piano un peu rétro.

Cette cohérence, et cet univers musical, m’ont rappelé L’Héroïne au Bain , un conte musical de Olivier Libaux (Membre des Objets , et moitié de Nouvelle Vague ). Sorti en 2003, ce conte pop au casting de luxe (Dominique Dalcan, Katerine et Hélèna, Lio, Doriand), raconte dans la bonne humeur et les synthétiseurs d’étranges histoires de meurtre et d’antropophagie.

Dans ce disque, les instrumentaux délimitent des actes, qui contiennent des morceaux chantés par cette all-star league. Je rêve de voir un jour ce spectacle monté et ses étranges protagonistes vivants…

Voici la chanson titre, interprétée par l’héroïne et son mari, que je vous laisse le soin de reconnaître.