Je me souviens avoir, entre mes 24 et mes 26 ans, écouté à foison 25 ans , une chanson de Superflu qui me parlait si bien de mon âge, me donnait quelques pistes pour cerner ce virage tangible mais peu préhensible du qart de siècle. C’était sur le premier album du groupe. Des chansons intimes, parfois timides, souvent proches de la fêlure, de la résignation qui sourde sans qu’on la laisse gagner. Des chansons qui me parlaient. Il y eut peu après un second album, puis plus rien.

Aujourd’hui Superflu revient. Le groupe enregistre un nouveau disque, et bonne chose, il a lancé un blog pour en raconter l’aventure. Cinq jours pour l’instant, des visites, des tatonnements, un studio étrange («plein de recoins, de cloisons et de portes. Ce qui fait qu’on a un peu de mal à se voir. Heureusement, il y a des mini caméras qui permettent à Olivier, Christian et ceux qui sont en cabine de voir ceux qui jouent») .
Et pour parfaire la chose, le groupe met en ligne les démos des chansons en cours de production. A écouter en particulier, La Chance (mp3) :
La chance, c’est que le gras du bide ne te dégoûte pas / Une chance que le dessin des rides deviennent doux sous tes doigts / Tu embrasses ce qui est laid en moi / Tu embrasses ce qui est laid en moi
A noter : Nicolas Falez, le chanteur du groupe, journaliste de métier, a aussi son weblog. Et tous ces liens, nous les devons à Canclaux.





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