Dorian Pimpernel – Octave Heliophone
Oh me, oh my, captured by the Kangaroos
Il y a, quelque part en France, un garçon dont on ne sait rien, si ce n’est un nom dont on ne sait même pas si c’est le sien et quatre titres qui nous laissent juste émettre quelques suppositions.
Dorian Pimpernel , puisque c’est le nom inscrit sur la pochette de sa démo, doit avoir échangé quelques disques, peut-être même bu quelques bières avec Fugu. Il partage avec lui un goût pour la splendeur domestique, pour la luxuriance de petits rien, mises au service de mélodies surannées qui tiennent mieux de travers, bandes son de films d’animation pour enfants sous acides. On suppose aussi, et ainsi, qu’il a des disques de Syd Barrett à la maison, qu’il aurait bien aimé vivre à une époque où on pouvait parler avec son voisin de palier des grosses fleurs qui poussaient dans sa chambre et des filles évaporées qui vous parlaient dans l’oreille depuis le plafond.
Il habite peut-être Paris, parce que la seule trace de lui sur internet a été laissée par un chroniqueur qui a trouvé sa démo bien avant moi, au même endroit, posé avec d’autres disques auto-produits sur le comptoir de Ground Zéro.
Ce qui laisse faire une dernière supposition. Peu de gens se sont aventurés à donner cinq euros contre ce disque énigmatique. Il mérite plus. Ecoutez donc, pendant que nous menons l’enquête…





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