La Blogothèque

La pop toute simple

The Springfields – Sunflower

Je me demandais vraiment quoi poster cette semaine (du rap ? de la disco ? ) quand je suis tombé sur le billet de Fandor et cette phrase “The Automat”, très marqué par la pop Sarah du début des 90′s. Mais la démo 6 titres Acoustic Songs offre une trouée vers des expérimentations moins passéistes. Cela a eu un effet immédiat. Faisant fi de la direction ainsi indiquée du sens du progrès musical, je me suis dirigé vers ma petite discothèque pour en ressortir A Shadow Factory , la première compilation Sarah, en un geste de défi régressif. Et j’en ai extirpé ce lumineux Sunflower des Springfields . La pop, c’est tout simple. Pas obligé de dégainer la science du couplet-pont-refrain, de prétendre à l’impérissable. Des guitares qui font cling-clang, des chœurs qui cherchent l’harmonie, un souffle de légèreté et lorsque c’est réussi, ça suffit à ensoleiller la journée.

Les Springfields ont sorti quelques autres titres chez Sarah, en particulier Wonder , dont je garde un souvenir lointain mais ému, puis Paul Chastain et Rick Menck ont formé Velvet Crush dans le même registre de pop mélodieuse aux arpèges souriants, en plus charnu. Leur Teenage Symphony to God , sorti chez Creation sonnait plus Teenage Fan Club que les vrais.


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The Divine Comedy – New Wave

New Wave était sur Europop , un des premiers maxis de The Divine Comedy , produit par Edwyn Collins . C’était avant que Neil Hannon ne vole de ses propres ailes avec Liberation . De bêtes notes de guitares qui annoncent un départ en trombe, puis une mélodie qui se déploie, aiguillée par le gimmick cristallin de petits arpèges : les sensations reviennent, j’aime toujours la pop indé. Neil Hannon , a peut-être fait mieux, mais on y sentait déjà un talent supérieur pour l’efficacité mélodique.


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Utopia – I just want to touch you

Bon, pour clore ce post un brin papy (que des morceaux du siècle dernier), faisons appel aux bonnes soupes des veilles marmites : Todd Rundgren et Utopia qui s’amusaient en 1980 à un album de pastiches des Beatles , Deface the music . Tout y est : les chœurs qui font crier les filles, l’harmonica vintage, les harmonies si familières, juste décalé de ce qu’il faut pour qu’on puisse s’y abandonner sans retenue. De plus, aucune tentative de sonner comme en 64, on distingue bien le son en toc des eighties. Donc si vous l’avez dans la tête dès la première écoute, c’est normal : c’est étudié pour.