J’ai eu plein de disques pour mon anniversaire. De belles découvertes. Autant vous en faire profiter
Charles Wright and the Watts 103rd Street Rythm Band
Je ne connaissais pas Charles Wright. Ce fut un coup de coeur immédiat. Un disque à la croisée des musiques souls : un Otis Redding plus coquin, un son Stax en plus relax. C’est comme ça que l’on parle généralement de Charles Wright, un gars qui n’a pas eu un gros succès, arrivant sur les pas de Redding et James Brown et débarquant un rien trop tôt avant la nouvelle révolution qu’allait opérer Sly & the family Stone. Un groupe qui a su donner une place sur la carte à une ville qui n’était que trop discrète à l’époque (Berry Gordy n’y avait pas encore déménagé sa Motown pour y lancer les Jackson 5) : Los Angeles, dont la décontraction transpire dans toutes les chansons, donne un parfum légèrement tendncieux à des chansons qui auraient été trop sèches si elles avaient été produites à la Nouvelle Orléans…
Keep Sayin
est l’une des chansons les plus accrocheuses du groupe (excepté le tube Express yourself
), un gospel enthousiaste sous les palmiers avec une accroche de refrain digne des meilleurs Otis. Wait a minute baby, wait a minute baaaaby
.
Do your thing fut l’un des gros succès de Charles Wright. Elle est né d’un creux : sur scène, face à des étudiants, Charles Wright ne sut plus quoi chanter pendant un boeuf. Il se mit donc à répéter cette phrase, Everybody, get on the floor, do your thing, whatever you need , et le public devint dingue. De retour dans sa chambre d’hôtel, il écrivit une chanson autour de ces quelques mots et du sec riff de la guitare basse. Elle fut n°11 dans les charts. Elle est plus représentative du côté funk de la musique de Charles Wright.
En tout cas, le best-of qui réunit les meilleurs chansons du groupe est un bijou. Rien à jeter. Des tubes, des transes funk, des balades touchantes sur l’amitié… Une perle.
Charles Wright arrived just after Otis and James Brown, just before Sly. Too bad for the hits, just good for the music : his band plays something just in between, like a more elastic Stax, with all the L.A. coolness sweating from it. The first song is a delicious gospel, with some very Redding-esque moments. The second was written after a show where Charles Wright didn’t know what to sing. He kept repreating that sentence, the public went crazy, so he wrote a song from it in his hotel room the same night. It went n°11 in the charts.





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