Les Folies Bergères, ce jeudi. Gonzales part en fanfare, sous les applaudissements. Le rappel est bref. Il revient en silence, se tient debout près de son piano, et nous raconte son histoire. Il nous explique qu’il n’en pouvait plus de son image de petit rigolo, qu’il est heureux d’avoir fait ce disque de piano, qu’il est fier d’être cité dans Pianiste magazine. Puis il raconte qu’il a décidé de s’investir à fond dans le piano, que c’est un reflet de ses désirs profonds, lui qui aurait mieux aimé être en 1904 qu’en 2004. Il a décidé d’étudier des oeuvres, des OEUVRES, répète-t-il, d’artistes qu’il admire. Pour les interpréter, il a parcouru les conservatoires, et a trouvé une dame de l’opéra. Elle arrive. Et voilà ce que ça donne (vidéo, .mov, 12 Mo)

Si le concert de Gonzales n’avait été qu’un récital au piano, il aurait déjà été grandiose. Ne serait-ce que par la force de ses compositions et ses talents d’interpète. Notamment,aussi, grâce au Piano Vision , un système qui projetait ses mains sur un grand écran alors qu’il jouait. Mais il fût drôle, surprenant, il a joué des morceaux de ses albums de hip-hop, a fait danser avec ses deux mains et ses pieds dans des pantoufles, il a su reprendre Over the Rainbow (vidéo, mpeg4, 6,6Mo) comme un élève surdoué qui en étudierait toutes les possibilités et les variations.
Quelle belle semaine musicale. Après la guitare, je suis fou de piano…. (Désolé pour la qualité des vidéos, les places de devant étaient chères).





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