Le festival de le Reading #1


Suzanne Vega, Luka, et le reste

Dans un éditorial pour le New York Times, Suzanne Vega revient sur l’idée selon laquelle elle n’eut que deux ’hits’, ’Luka’, et le remix de ’Tom’s Diner’.

"What’s to complain about ? They are like the cherries on top of the sundae. Why would I not want that ? They have been my passport out of a life in an office, to a life on the road where I can go to Korea and the guy who stamps the passport says, “Are you Vega, Suzanne ? Everybody knows you here.” And his eyes change with emotion when he reads my name."

Cet édito fait partie d’un nouveau blog édité par le quotidien new-yorkais, Measure for Measure, dans lequel plusieurs artistes narrent le processus de création. On en a déjà parlé parce que parmi eux, on trouve Andrew Bird, qui commence son dernier billet par cette phrase étrange :

"I listened to my record recently and I’m concerned about how much I like it."

Puis décrit ce qu’il veut pour l’album sur lequel il travaille actuellement :

"The record I want to make here and now — the one I wish I could find in my local record store — is a gentle, lulling, polyrhythmic, minimalist yet warm tapestry of acoustic instruments. No solos, just interlocking parts. A little Steve Reich, but groovier. A little Ghanaian street music, but more arranged. Thick and creamy vocals like the Zombies’s Colin Blunstone. The bass warm and tubby like Studio One dub."


Byrne et le disque

Gonzaï re-publie le très bon texte de David Byrne sur l’industrie du disque et ses mutations nécessaires : "Survival strategies for emerging artists". Dommage qu’il ne soit pas traduit....

"What is called the music business today, however, is not the business of producing music. At some point it became the business of selling CDs in plastic cases, and that business will soon be over. But that’s not bad news for music, and it’s certainly not bad news for musicians."

(Et leur compte rendu du Concert de Radiohead à Nïmes est très bien : "Pas de bol. Je suis peut-être le seul qui ai pleuré."


Les festivals, c’est trop cher

On sait les soucis que connait la Route du Rock depuis deux ans, dûs en partie aux cachets exorbitants demandés par certains artistes, qui n’en valaient pas tous la peine...

"Quant au niveau des cachets, oui ça devient n’importe quoi… Je pense que la chute du disque fait que les artistes récupèrent l’argent qu’ils ne gagnent plus sur leurs ventes de disques sur le live… Concernant les mastodontes, j’en parlais aussi dans l’édito de cet été et on voit concrètement se profiler le pire…"

Rue 89 nous explique comment cette surenchère touche à l’absurde en Espagne, en rapportant ces propos d’un journaliste local :

"Vampire Weekend (qui vient de se produire au Primavera Sound de Barcelone) ne voulait signer ici avec aucun promoteur jusqu’à ce qu’ils découvrent les offres des festivals. De nombreux autres artistes ne font pas de tournées espagnoles car ils préfèrent se produire dans un festival et empocher en une nuit plus que pour quatre concerts moyens. Nous devons être le seul pays européen où Arcade Fire n’a jamais joué en salle."


Trop d’appareils photos

L’excellent blog Marathon Packs apporte sa pierre à l’interminable débat sur les photographes amateurs en concert en se posant la question plus large de l’authenticité d’un moment musical.

"Live"ness is still as much of a necessity to authenticate recorded music as it was when people played sheet music in their parlors for their friends. Within indie at the Technorati moment, it’s often used as an arbiter of a band’s true abilities as much as, well, proof that the band is right there."


François et Chet

François Gorin qui parle de Chet Baker, c’est bien :

"Le jazz il faut que ça chante. Or la trompette de Chet Baker chante souvent. Suffit de l’écouter. Quand on ne l’écoute pas, ça fait juste une tapisserie suave. Un visiteur entre et dit : tiens, vous avez mis FIP ?"


Archie Roach

Dans The Guardian, l’acteur et réalisateur Pete Postlethwaite (le père dans ’Au nom du Père’), raconte comment le crime raciste dont a été victime le fils d’un de ses amis australiens lui a donné l’occasion de découvrir la musique aborigène, Archie Roach en particulier.

"Archie can sing Jambo Dreamin’, a song about his grandpa, and you would swear he had a didgeridoo accompaniment - he doesn’t. It’s in his voice and in his soul, as indeed, his grandpa is. I witnessed the birth of these latest song stories and sometimes the process was harsh and painful. But when Archie hit the musical nail on the head and the song was complete, he would laugh outrageously and contagiously, tears rolling down his beautiful face."

Photos : James Robinson pour Chet Baker / Ranlasta pour Flaming Lips / Rusty Stewart pour Archie Roach

le 23 juin 2008 par Chryde
commentaires •

Le festival de le Reading #1

en ce qui concerne les photos aux concerts, j’en ai marre de voir ça :

Répondre à ce message

23 juin, par un courageux anonyme

RE : Le festival de le Reading #1

et ça

Répondre à ce message

23 juin, par un courageux anonyme

INFO COMPLÉMENTAIRES

En ce moment vous écoutez :
LE PLAYER
play
 
 
precedant suivant stop
liens  |   contact  |   à propos  |   design powered by