
J.D. Souther
John David Souther ne mérite sans doute pas le label de songwriter maudit. Tous les millions engrangés grâce aux hits écrits pour les Eagles et Linda Ronstadt (pour ne citer qu’eux) l’ont rapidement mis à l’abri du besoin. Sa réputation de bourreau des coeurs et de misanthrope n’a également rien pour attendrir. Songwriter oublié plus certainement, on s’en rend compte à la somme relativement modeste de ressources disponibles à son sujet ayant réussi à passer les âges pour trouver sa place sur le web. Songwriter courtisé, tant il a écrit pour les autres et participé d’une manière ou d’une autre à un nombre incalculable de productions du rock californien des années 70. Songwriter de génie, c’est la conclusion à laquelle tout un chacun arrivera à l’écoute de sa courte mais intense discographie qui dresse une trajectoire discrète et passionnante aux confins du folk, de la country et du soft-rock.
Les débuts
Avant de rejoindre la Côte Ouest, ce natif de Detroit élevé à Amarillo au Texas joue dans de nombreux petits groupes (The Icehouse Blues Band, The Cinders) et accompagne notamment Bobby Doyle et Norman Greenbaum. Il arrive à Los Angeles en 1968, fait un bref passage à New-York puis retourne en Californie en 1969. C’est à cette époque qu’il fait la rencontre de Glenn Frey, qui vient juste d’arriver en provenance de Detroit. Souther et Frey se lient d’amitié et forment Longbranch Pennywhistle. Le duo sort dans la foulée un album éponyme, un disque country-rock fortement influencé par les Flying Burritos Brothers et sur lequel s’illustrent des musiciens de studio de premier plan tels que James Burton (Elvis Presley), Buddy Emmons (The Dillards) ou Ry Cooder (l’album n’a pas été réédité mais il est téléchargeablement gratuitement sur glennfreyonline).
L’échec de Longbranch Pennywhistle n’empêche pas Souther de commencer, petit à petit, à se faire une place sur la scène rock de Los Angeles. A l’époque, lui et Frey partagent leur toit à Echo Park avec un certain Jackson Browne. On peut imaginer l’émulation artistique à l’oeuvre dans une telle collocation, point de départ des nombreuses collaborations qui verront le jour dans les années futures. Les trois amis écument les clubs de LA, notamment le fameux Troubadour, où s’agrège la scène rock de la ville et où ils font la rencontre de Linda Ronstadt et Don Henley.
Souther et Frey veulent plus de contrôle sur la réalisation du deuxième album de Longbranch Pennywhistle. C’est avec le premier album de Crazy Horse en tête qu’ils enregistrent les maquettes de leurs nouvelles chansons. Ils rêvent de David Briggs (producteur de Crazy Horse et de Neil Young) pour le produire mais leur maison de disques qui n’a pas les mêmes références est perplexe. C’est alors que Linda Ronstadt leur propose à eux et à Henley de former son groupe de tournée. Souther décline mais Frey accepte. De fait, Longbranch Pennywhistle splitte et ce deuxième album ne verra jamais le jour.
Frey et Henley iront former les Eagles tandis que Souther devient en 1971 l’un des premiers artistes à être signé sur le label Asylum que vient de fonder David Geffen. C’est probablement par son intermédiaire qu’il rencontre Judee Sill. Leur histoire d’amour ne dura pas longtemps mais elle fut assez longue pour briser le coeur de Sill et lui inspirer une chanson, "Jesus Was A Crossmaker" sur son premier album. Joni Mitchell, Jackson Browne, Warren Zevon entre autres les suivront auprès de Geffen, contribuant à faire d’Asylum le label phare du rock californien des années 70.
Les collaborations : une fructueuse cash-machine
Ce n’est pas un hasard si l’on surnomma Souther le 5ème Eagles. Il participe à l’écriture de "Doolin’ Dalton" sur Desperado (1973) puis de leur premier tube, "Best Of My Love", sur l’album On The Border (1974). "Victim Of Love" et "New Kid In Town" suivront sur Hotel California (1976) et "Heartache Tonight" sur The Long Run (1979). Il est même de la partie sur l’album du comeback Long Road Out Of Eden sorti l’année dernière mais "How Long" n’a pas été écrite pour l’occasion - elle figure sur le premier album solo de J.D. Souther. Malgré cela, Souther refusa toujours d’intégrer officiellement le groupe. Il supporte mal la vie en communauté et préfère rester chez lui à écrire ses chansons plutôt que de s’engager dans des tournées interminables et fatigantes. Il apprécie la discrétion que lui octroie son statut d’Eagle de l’ombre et le confort matériel que lui offrent les royalties tirées des hits.
Des hits, il en eu aussi avec Linda Ronstadt. Mais son travail est différent. Pour les Eagles il écrit avec Frey et Henley, ou au moins un des deux. Pour Ronstadt, Souther compose seul et pas forcément avec l’idée d’en faire une chanson pour elle. Certains titres passeront d’abord par l’un de ses disques solos avant d’atterrir sur un album de Ronstadt, d’autres feront le chemin inverse, sans oublier ceux que Souther n’enregistrera pas. Entre Ronstadt et Souther ce n’est pas qu’une histoire professionnelle. Ils filent le parfait amour quand Souther produit Don’t Cry Now (1973) où ses compositions ("I Can Almost See It", "Don’t Cry Now", "The Fast One") cotoient celles de Neil Young et de Randy Newman. Leur romance va jusqu’à gêner les séances d’enregistrement, nécessitant le renfort d’un autre producteur, Peter Asher. "Faithless Love" figure sur le multiplatiné Heart Like A Wheel (1974), placée juste avant "The Dark End Of The Street", une chanson qu’elle rejoindra au classique du répertoire US. Deux de ses albums suivants seront nommés du titre d’une chanson de Souther, Prisoner In Disguise (1975) et Simple Dreams (1977). "White Rhythm And Blues", sur Living In The USA (1978), est la dernière chanson de Souther qu’elle enregistra, si l’on omet leur duo sur la BO de Urban Cowboy (1980), "Hearts Against The Wind". Mais c’est un duo avec James Taylor, "Her Town Too" sur Dad Loves His Work (1981), qui lui vaudra un succès.
Plus largement, Souther hante littéralement toute la scène dite de Laurel Canyon, dont les artistes réclament son timbre de voix qu’il sait si bien utiliser en harmonie. On le verra ainsi crédité sur une pléiade d’albums : ceux de Lowell George, Dan Folgerberg, Jackson Browne évidemment, Joni Mitchell, Bonnie Raitt, Kate Taylor, Warren Zevon, Larry Murray, Andrew Gold, John Prine, Randy Newman, Ned Doheny, Christopher Cross, Richie Furay, Randy Meisner, America, Carole King, Karla Bonoff, bref, un véritable who’s who de la musique west-coast !
The Souther-Hillman-Furay Band : un relatif fiasco
Malgré son tempérament farouchement individualiste, Souther se laisse convaincre par Geffen de former un groupe, sans doute aidé en cela par l’échec de son premier album solo. Geffen a dans l’idée de créer un supergroupe dans la veine de Crosby, Stills & Nash. Habitués aux seconds rôles dans à peu près toutes les formations country-rock qui comptaient à l’époque (Flying Burritos Brothers, The Byrds, Buffalo Springfield, Poco, Manassas), Chris Hillman et Richie Furay rejoignent Souther sur le projet. Egalement conviés en arrière-plan sont le steel-guitariste Al Perkins (Flying Burritos Brothers), le batteur Jim Gordon (Derek & The Dominos), et Paul Harris (Manassas) aux claviers.
Au regard des moyens mis et du tapage organisé autour de sa sortie en 1974, le premier disque éponyme de The Souther-Hillman-Furay Band passe relativement inaperçu. Mais l’album en lui-même ne déçoit pas. La présence de trois fortes individualités est palpable sans que cela ne nuise à la cohérence de l’ensemble, assurée par les splendides harmonies vocales. Furay est certainement le plus en forme des trois et ses "Fallin’ In Love" et "Believe Me" rivalisent avec le meilleur de Poco. Hillman s’illustre notamment avec "Heavenly Fire", un titre en hommage à Gram Parsons, récemment disparu. Quant à Souther, il applique tranquillement sa formule mid-tempo soft-rock sur "The Heartbreaker", "Border Town", "Pretty Goodbyes" et "Deep, Dark And Dreamless". Mais le groupe souffre rapidement de problèmes d’incompatibilité d’humeur, Souther se montrant très peu coopératif autant artistiquement qu’humainement. Ajoutez à cela un Perkins qui convertit Furay au fondamentalisme chrétien au grand dam d’Hillman et Souther et vous obtenez un jeune groupe on ne peut plus fragile. Mais voilà, bon an mal an, l’album s’offre une honorable 11ème place dans les charts, de quoi envisager raisonnablement une suite à ce fiasco en marche.
Trouble In Paradise, qui sort un an plus tard, pâtit certainement d’une production trop lisse mais la qualité des morceaux est intacte, voire même meilleure pour ce qui concerne Souther. De l’inaugural et punchy morceau-titre au funky "Somebody Must Be Wrong" en passant par "Prisoner In Disguise" (qu’il offre la même année à Linda Ronstadt) et le délicieux "Mexico", Souther semble s’être davantage investi cette fois-ci. Mais si l’album fait mieux que se tenir, dans les coulisses le groupe continue à péricliter. Souther choisit d’inviter les Eagles aux choeurs plutôt que de les assurer avec ses partenaires. Et Hillman se lasse de devoir gérer d’un côté la ferveur chrétienne de Furay et de l’autre l’humeur toujours aussi difficile de Souther. Cette fois-ci les résultats commerciaux ne sont pas là pour sauver les apparences et le groupe, incapable de s’entendre pour partir en tournée, splitte peu de temps après la sortie du disque.

C’est donc en solo que JD Souther reprend sa route. Une route qu’il a prise dès 1972 avec un premier album éponyme et qui sera parsemée de trois autres disques entre 76 et 84. Revue de détail.
John David Souther (Asylum, 1972)
Pas étonnant finalement que le premier album éponyme de JDS n’ait pas rencontré le succès qu’espérait Geffen. John David Souther est de ces oeuvres discrètes, faites de petites touches, chargée d’impressionnisme, qu’on redécouvre 40 ans après en se demandant comment on avait pu passer à côté. Rien de véritablement catchy ici (à l’exception notable de l’effréné "How Long", qui recevra un Grammy Awards 36 ans plus tard pour la version très bof des Eagles), mais plutôt des compos en clair-obscur, qui mettent soigneusement le temps de s’infiltrer dans l’esprit de l’auditeur pour y rester longtemps gravé. Souther qui déjà arrive précédé de sa réputation de collaborateur des Eagles parvient pourtant à imposer un style personnel, plus intimiste, et une voix, dans tous les sens du terme. "The Fast One", l’ouverture country de l’album, aurait très bien pu se retrouver sur G.P. de Gram Parsons qui sortait la même année. "Run Like A Thief", lui, atterrira quelques années plus tard boosté sur un album de Bonnie Raitt. Des titres comme "Jesus in 3/4 Time", "Kite Woman" ou "It’s The Same" et leur humeur mélancolique se retrouvent parfaitement illustrés par les photos de pochette qui montrent un JD abattu par quelque coup du sort amoureux. Blues, country, R’n’B ou folk-pop, il n’y a pas un style pour écraser l’autre : on est finalement en plein dans l’esthétique singer-songwriter qui bourgeonne à l’époque.
Black Rose (Asylum, 1976)
Suivant la déconvenue du Souther-Hillman-Furay Band, Black Rose bénéficie davantage des moyens des ambitions de Souther en se révélant à la fois plus sophistiqué et plus abouti que son prédecesseur. Peter Asher produit et outre les musiciens habitués des albums de Linda Ronstadt (Andrew Gold au piano et guitares, Kenny Edwards à la basse et Mike Botts à la batterie) une ribambelle de guests viennent apporter leur pierre à cet édifice ultra-léché, flirtant souvent avec un jazz soyeux. Les somptueux arrangements de cordes et de cuivres mis au point par David Campbell n’ont pas vieilli d’une ride et sont pour beaucoup dans la réussite technique de l’album. Et puis bien sûr il y a les chansons, qui montrent un Souther au top de sa forme. "Banging My Head Against The Moon" ouvre le bal sur le pas chaloupé des guitares de Danny Kootch et Waddy Wachtel tandis que David Crosby et Art Garfunkel assurent des choeurs extatiques. Plus loin c’est Lowell George (Little Feat) qui fait office d’invité de luxe à la slide-guitar sur le funky à sa manière "Midnight Prowl". "If You Have Crying Eyes" est un bouillonnant exercice soul dopé par les vocaux de Ronstadt et la guitare électrique de Glenn Frey. Souther lui-même se surpasse vocalement sur un final bluesy assez osé. "Silver Blue" et "Doors Swing Open" rivalisent de classe, aux confins du jazz et d’une sorte de pop orchestrale, le premier irrigué par les pulsations de la basse du jazzman Stanley Clarke et le second percé par un stupéfiant solo du violoniste Charles Veal. Moins convaincante quoique sympathique, la chanson-titre a semble-t-il été uniquement conçue pour permettre à ses copains des Eagles de venir pousser la chansonnette. Enfin Souther reprend 2 morceaux initialement écrits pour Linda Ronstadt mais n’y voyez pas du remplissage : ses versions sont 1000 fois supérieures à celles enregistrées par sa petite amie. Le romantique "Faithless Love" reprend vie par la force du chant subtil de Souther et atteint des sommets de beauté grâce à l’orchestration de David Campbell. "Simple Man, Simple Dream" est une grande chanson dans l’éclat, justement, de sa simplicité : à peine 1 minute 50 au compteur, les violons et cuivres rangés au placard, une steel-guitar sobre, le souffle discret d’une basse et quelques notes de piano suffisent à l’habiller. Même si elle ne manque pas d’ironie à décrire les mérites d’une vie simple de la part de Souther, personnage au combien compliqué. Beaucoup présente cette chanson comme la meilleure de tout le répertoire de Souther et je ne peux qu’approuver : pour moi c’est l’une des plus belles chansons de tous les temps. Celle capable de vous faire tomber amoureux de la musique de John David Souther.
You’re Only Lonely (Columbia, 1979)
La patience aura finalement payé. Avec You’re Only Lonely, Souther décroche enfin un succès commercial, principalement du au morceau-titre qui se classa très haut dans les charts. Souther produit seul mais il reconnaîtra plus tard la précieuse aide fournie par Don Henley et Glenn Frey, qui ne furent pas crédités. Outre les deux Eagles, le casting est moins rutilant que sur Black Rose. On notera tout de même la présence de Phil Everly (Everly Brothers), John Sebastian (Lovin’ Spoonful) et Jackson Browne sur « White Rhythm and Blues ». Sur la forme, le single "You’re Only Lonely" est un hommage avoué et réussi à Roy Orbison, une des idoles de Souther, qui en son temps enregistra un tube au titre proche, "Only The Lonely". Sur le fond, c’est une chanson écrite des années plus tôt pour réconforter une petite amie éloignée par la distance - devinez qui -, Linda Ronstadt. Le reste de l’album est à l’avenant. Soit un soft-rock direct et efficace, dénué des ambitions des albums précédents, mais toujours au service d’un songwriting de haute volée. Certes les ballades ne s’embarrassent plus des élégantes subtilités du passé ("The Last in Love") et les morceaux enlevés n’y vont plus par quatre chemin ("’Til The Bars Burn Down", "Fifteen Bucks"). Souther n’est plus tant l’amoureux tourmenté que le chanteur fleur bleue. Mais il serait malhonnête de bouder son plaisir à l’écoute de "White Rhythm And Blues", ne serait-ce que pour ses quelques beaux couplets qui font mouche, de résister au charme hillbilly de "The Moon Just Turned Blue", ou de négliger "Songs Of Love", qui aurait eu fière allure dans l’écrin doré de Black Rose. Sur la couverture, on voit Souther tout aussi accablé qu’à l’époque de JDS mais retournez la pochette et c’est un John David aux yeux de braise qui vous tient du regard, les clés de sa décapotable qui scintillent à la main. Voilà qui résume bien You’re Only Lonely.
Home By Dawn (Warner, 1984)
Arrivant trop tard pour capitaliser sur le succès de You’re Only Lonely, la sortie de Home by Dawn ne fit pas grand bruit. Passez outre les oripeaux de production très datée eighties, et vous découvrez une petite flopée de morceaux assez réussie, prouvant que, 12 ans après ses débuts, Souther était encore un songwriter plein de ressources. Le but avoué du chanteur était de faire un disque rockabilly et le morceau-titre qui ouvre Home by Dawn ne le fait pas mentir. "Night" et son refrain percutant sont du même tonneau fifties, le clinquant yuppie en plus. Son numéro de bourreau des coeurs, tour à tour cruel et doux, marche à plein sur les ballades, comme toujours fort présentes. Aériennes et lentes, "I’ll Take Care Of You" et "All I Want" se distinguent de "All For You » et "Go Head And Rain", qui se placent dans un style tout orbisonien plus familier à Souther. Et puis il y a "Bad News Travel Fast", belle tranche d’heroic rock taillée pour les stades que Souther ne remplira jamais, et qu’on jugera indigeste ou savoureuse selon son degré d’indulgence, un guilty pleasure en quelque sorte. C’était la première fois que Souther concevait un album dans le but d’en faire un disque commercial mais Home By Dawn se révéla un nouvel échec. Le résultat artistique également le laisse dépité, la faute selon lui au producteur David Malloy. C’est sur ce constat amer qu’il décide de mettre un terme à sa carrière.
Durant les 25 années qui suivent, Souther disparaît de la circulation, faisant reparler de lui à quelques rares occasions. On le verra notamment goûter à une de ses passions de jeunesse, la comédie. Un petit rôle dans la série Thirtysomething, un caméo dans Always de Spielberg, quelques films indépendants, et une apparition dans My Girl 2 : pas de quoi marquer durablement l’histoire du 7ème art. Mais il peut toujours compter sur quelques amis pour l’occuper : il écrit "Heart of the Matter" avec Don Henley pour End Of The Innocence (1989), collabore avec Robin Zander (ex-Cheap Trick) pour son premier album solo (1993) et se fait entendre sur des albums de David Crosby, Jimmy Webb, CSN... Plus notable, sa collaboration au concert enregistré Black & White Night de Roy Orbison où il se charge des arrangements vocaux en réunissant autour de son idole de toujours kd lang, Jackson Browne, Bonnie Raitt, Bruce Springsteen, Tom Waits, Jennifer Warnes... L’expérience se poursuivra dans l’écriture de 2 morceaux qui figureront sur l’album posthume d’Orbison, King of Hearts (1992). Souther réalise un autre rêve en écrivant une chanson avec Brian Wilson, "Where Has Love Been ?", pour Imagination (1998).
Relocalisé à Nashville, Souther s’est fait plus actif ces derniers temps. On l’a ainsi vu crédité sur un album de Jim Lauderdale l’année dernière (Bluegrass Diaries). Mieux, sous l’impulsion de son ami le songwriter texan Rodney Crowell, Souther a repris le chemin des studios et sorti un EP fin 2007, Possible Weather, dont un extrait est en écoute sur sa page MySpace. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, un nouvel album complet sortira le 14 octobre prochain ! Enregistré avec un ensemble de jazz, If The World Was You comprendra une pièce finale longue de 13 minutes intitulée "The Secret Handshake Of Fate". On peut également découvrir un premier extrait, "The Border Guard", sur le site officiel. De quoi raviver l’excitation des fans, qui au terme de cet exposé seront je l’espère plus nombreux et impatients de voir s’écrire un nouveau chapitre de la légende.

















































J.D. Souther
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10 octobre, par rouge
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10 octobre, par Chryde
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10 octobre, par Casino Quality
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11 octobre, par Thanu
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16 octobre, par David
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12 octobre, par Scribebartleby
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16 octobre, par Thanu
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29 octobre, par Mr Souziche