Arlt au miroir (couleur)

Arlt c’est Sing Sing, Eloïse Decazes et Mocke. Un trio. Leur nouvel album s’intitule « Feu la figure ». Il a été enregistré au mois de janvier dernier par les soins de Radwan Ghazi Moumneh. C’était à Hotel2Tango, à Montréal, lieu de naissance et point névralgique du label Constellation. C’était après une tournée de quinze jours au Japon en compagnie de Tori Kudo, le leader barré des Maher Shalal Hash Baz. « Feu la figure » n’a pas les défauts d’un deuxième album. Il n’est ni la redite du premier, ni son contrepied. Aucun geste forcé. Que des gestes posés. Une évolution presque naturelle pour ceux qui ont préféré continuer à jouer plutôt que de se figer dans une configuration pourtant belle et heureuse qui s’appelait « La Langue ». C’est surtout un disque enthousiasmant…

Par Alexandre François

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Nick Waterhouse - Is that clear | A Take Away Show  

Il faisait bien chaud ce jour là, et Nick n’avait rien d’autre à faire que nous recevoir et jouer pour nous. Mais il était là, se tenant droit, chemise fermée, pantalon à pinces, mocassins vernis, mèche légèrement gominée, en leader d’une équipe qui n’avait pas besoin qu’il ne parle trop, jouant une musique millimétrée et pourtant élastique. Rigorous Groove.

Par Chryde

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Il y a un an, le groupe Hjaltalin était l’invité d’une de nos Soirées de Poche. On les aime toujours beaucoup, mais on aime aussi les films. Ça tombe bien, Days of Gray, un film réalisé par Ani Simon-Kennedy s’inspire des islandais et, pour ne pas faire les choses à moitié, Hjaltalin en a composé la musique. Il leur reste 23 jours pour lever les fonds nécessaires à la concrétisation de ce beau projet. Pour avoir, un jour, une chance de voir sortir ce film, vous pouvez les aider via kickstarter.

Par Dali

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Le classique ‘I only have eyes for you‘, dans la version qu’en ont enregistrée les Flamingos, avait déjà en lui une espèce d’étrangeté lunaire. Repris aujourd’hui par le musicien expérimental Oneohtrix Point Never, on est face à un objet déroutant, fascinant, encore plus en apesanteur.

Par Chryde

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Nina-Simone

« A la fin des années 60, je voyais deux visages dans le miroir ; l’un reflétait ma fierté d’avoir la peau noire et d’être une femme, l’autre la conviction que c’était ma couleur et mon sexe qui avaient tout foutu en l’air dès le départ » raconte Nina Simone dans son autobiographie. Quand Nina Simone se regardait dans le miroir, elle regardait les autres aussi. En 1970, elle chantait « Black Is The Colour Of My True Love’s Hair » pour panser des plaies, dépasser ces contradictions nées de la contingence – celle d’être née en Caroline du Nord dans les années 30 – et partir en guerre.

Par Alexandre François

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